Texte libre


La Seconde Révolution Américaine

Introduction

La contre-culture

Berkeley l'insoumise
Les auditions de l'HUAC. San Fransisco Mai 1960
Le Free Speech Movement
L'invention Berkeley

SDS 1960-1963
Du SLID au SDS
La Déclaration de Port Huron : L'impossible réforme
L'ERAP et le culte du ghetto

SDS 1964-1966

Red Dogs et Dr Strange 1965
Virginia City, Nevada
San Fransisco 1965
La San Francisco Mime Troupe
A Tribute to Dr Strange

San Fransisco 1966 (1)
Le Trips festival 
Le Front de Libération des Artistes
La scène musicale
Hashbury
Les marchands HIP

San Fransisco 1966  (2)
L’Oracle, journal arc-en-ciel. 
THE DIGGERS
Le jour où ils ont rendu l’acide illégal
Free : Libre et gratuit

Austin, Texas
La lutte pour les droits civiques à l'U.T.
La naissance du S.D.S
The Rag
La radicalisation à l’U.T
Le Mouvement pour la liberté à l’université

San Fransisco 1967

Le Vagissement du Nouvel An

Human Be-In, Pow-wow, et Rassemblement des Tribus.

L'amour est communication (company)

Le Cirque Invisible

Et le Cirque de l'Amour.

Célébrez la ville libre

SF 1967 2eme partie

Les Diggers et le Summer of Love

La Mort de Hippy et la Naissance de l'Homme Libre

Le Collectif Ville Libre et les Nouvelles de la Ville Libre

La naissance de Black Bear Ranch


 



Au 03 octobre 2009

4 244  visiteurs se sont égarés sur ce site

et ont lu 12 086  pages



Quelques sites de l'
Autre Amérique



"Les rails underground de ce monde au prochain"


The 60s aren't over;
They won't before over until the Fat Lady gets high !














Et d'ailleurs






Défense de la biodiversité






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freakences

Dimanche 4 février 2007

Le freak est une personne bizarre, un phénomène, voire une aberration


Freakence est donc un lieu décalé, inclassable, n'entrant pas dans une définition figée.

Pas de programme politique, pas d'idéologie. Pas de Vérité à défendre. Pas de route tracée.

Pas d'Idoles, pas de modèles.

Pas de leaders.


Penser par soi-même. Faire son Truc.


Freakence s'intéresse aux réalités des mondes passés, présents et à venir. Aux expériences. Aux réalisations.


Freakence est le petit frère du site Freakence Sixties. , puisque les années soixante aux Etats-Unis furent une période qui a vu proliférer de nombreux freaks.


Vous pouvez laisser des commentaires. Ils sont libres. La forme adéquate seraient des ajouts d'informations ou des questions pour compléments d'informations.


 

Tous les articles sont copyleft. Vous pouvez citer ou non Freakence.

Mais vous pouvez faire ce que bon vous semble.


Bonne visite et bonne route.




Par Didier
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Lundi 5 février 2007

Pour terminer de "poser le cadre", Freakence Sixties est né d'une frustration de ne pas disposer d'une réelle information sur le "mouvement". Ce qui avait traversé l'Atlantique se résumait à des disques vynil, la caricature du "hippie" et le festival de Woodstock.

Une des raisons de ce désintérêt en France est à mon avis l'idée, à l'époque, et peut-être encore aujourd'hui, que Etats-Unis et concept de "révolution" sont des notions antagonistes.

La révolution viendrait des nations communistes. La Chine, l'URSS, pour le dernier carré de partisans, Cuba, ou encore, de l''Amérique Latine.

Elle viendrait des classes ouvrières ou paysannes. Et certainement pas d'étudiants blancs, priviligiés parmi les privilégiés, sur les campus éméricains. Rien de ce qui ne se passait aux Etats-Unis n'avait de "légitimité" révolutionnaire, si l'on excepte le Black Panther Party.

Dans The Making Of A Counter Culture University Of California Press 1968,Theodore Roszak explique cette différence d'approche entre jeunes européens et américains:

"La dichotomie générationnelle est un fait nouveau dans la vie politique, que les jeunes en Europe ont été plus réticents à accepter que leurs alter ego américains. Comme héritiers d'une extrême gauche institutionnalisée, les jeunes radicaux d'Europe ont encore tendance à se considérer comme les champions du"peuple" (c'est à dire la classe ouvrière) contre l' oppression de la bourgeoisie (c'est à dire, la plupart du temps, leurs propres parents). En conséquence de quoi, ils essaient vaillamment de s'adapter aux modèles familiers du passé. Ils se réfèrent automatiquement à des lignes idéologiques honorées de longue date pour trouver des alliés—les ouvriers, les syndicats, les partis de gauche … et découvrent seulement que ces alliances espérées faillissent étrangement à se matérialiser et qu'ils restent seules et isolés tels une avant-garde sans suiveurs."

Daniel Cohn Bendit dans Génération (1), va dans son sens :

"Il faut accepter l'ambivalence de Mai, son archaïsme et sa modernité. C'était un mixage entre la dernière révolution du XIX siècle et un mouvement neuf, inédit, qui posait les problèmes de la fin du XXèm siècle : Nous avons été sur le coup, prisonnier de la mythologie. La théorie révolutionnaire était caduque mais nous ne nous en rendions pas compte. Il a fallu pour cela des années."

Elevés au sein du gauchisme puisant ses sources dans la mythologie révolutionnaire du XIXème siècle, un jeune étudiant français ne pouvait que difficilement comprendre un "radical" américain.

Est-ce davantage possible aujourd'hui ?

Génération - Hervé Hamon, Patrick Rotman Edition du Seuil 1987-1990

Par Didier
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Mardi 27 février 2007

Harold Taylor, 58 ans, ancien Black Panther, aurait pu couler des jours paisibles à Panama City en Floride. Son passé l'a rattrapé le 23 janvier dernier, lorsqu'il a été arrêté et inculpé du meurtre d'un sergent de police de San Francisco en 1971.

Le hic, c'est que les charges pesant contre lui il y a plus de trente ans de cela, ont été abandonnées en 1975 par la justice, lorsque la preuve fut faite que les aveux de H. Taylor furent extorqués sous la torture (Gégène, privations sensorielles, coups et autres)

Avant cela, en 2003, l'ancien Panther avait été victime de harcèlement de la part des agents qui l'avaient interrogé durant sa détention, ces derniers se présentant à son domicile pour essayer de l'interroger à nouveau.

Taylor un est des "huit de San Francisco". Il partage son sort avec Richard Brown, Richard O’Neil, Ray Boudreaux et Hank Jones qui ont été arrêtés en Californie. Francisco Torres a été arrêté dans le Queens, New York. Herman Bell et Jalil Muntaqim sont tous les deux détenus dans des prisons de l’État de New York.

Ces manières de faire rappellent les techniques employées à l'époque du COINTELPRO, ce programme né dans l'esprit malade de J. Edgar Hoover et destiné à décrédibiliser et détruire toutes les formes de contestations, par tous les moyens imaginables.

L'affaire a déjà été jugée et le fait d'arrêter à nouveau Harold Taylor est une violation du Cinquième Amendement de la Constitution américaine.

Bien sûr, COINTELPRO n'existe plus. Mais est né en 2001, après les attentats du 11 septembre, un rejeton qui lui ressemble étrangement, dénommé le USA PATRIOT Act qui sous prétexte de "guerre contre le terrorisme" réduit les droits constitutionnels et laissent une grande liberté aux agences de sécurité gouvernementales, tels que la CIA, le FBI et la NSA.

Un site très complet sur le USA PATRIOT Act http://membres.lycos.fr/returnliberty/patriotact2005.htm

Par Didier
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Mercredi 28 février 2007

Imaginez Dany Cohn Bendit, Alain Geismar, Serge July, Alain Krivine et autres ex-soixante huitards créer une organisation chargée de financer un mouvement étudiant renaissant de ses cendres quarante ans après... Impensable.

C'est un peu ce qui se passe aux Etats-Unis avec la création du Mouvement pour Une Société Démocratique, où siègent les anciens du S.D.S, parmi lesquels son premiers président, Robert Haber, au côté d'anciens dirigeants comme Mark Rudd, Tom Hayden, Bernadette Dhorn....

Comparaison n'est pas raison. Pas plus que l'Irak n'est un remake de la guerre du Vietnam. Le mouvement contre la guerre peine à peser réellement sur la vie politique américaine. Différence majeure avec les années soixante, la conscription. L'étudiant US de ce début de XXIème siècle ne risque pas l'aller simple pour Bagdad.

Mais après deux mandats de Bush, il souffle une petite brise ténue de radicalisme sur l'Amérique. Pas bien visible, et il faut encore un oeil attentif pour voir les feuilles bouger.

J'ai demandé à Mark Rudd son avis sur la question. Mark a été président du SDS, chef de file de sa fraction la plus radicale qui a conduit à l'implosion du mouvement et à la création du Weatherman. La vie d'un jeune américain des années soixante, allant du campus aux années de clandestinité. Aujourd'hui membre du MDS, il donne un éclairage sur la petite étincelle de radicalisme façon 2007.


MDS http://www.movementforademocraticsociety.org/

Le site de Mark : http://www.markrudd.com/index.html

Voir sur Freakence Sixties les chapitres :

sur Columbia http://www.freakencesixties.yi.org/Mouvements%20%E9tudiants/universit%E9decolumbia.html

et la lutte armée http://www.freakencesixties.yi.org/Lutte%20arm%E9e/index.xhtml


Interview Mark Rudd

Mark, est-ce qu'une nouvelle Nouvelle Gauche est en train d'émerger aux Etats-Unis avec la renaissance du SDS et du MDS ?

Je l'espère, mais honnêtement, je ne le sais pas. Personne ne le sait. Ce que je sais, c'est que soudainement un grand nombre de jeunes arrivent avec la double idée que 1) il n'est pas possible de croire ce gouvernement et 2) qu'ils doivent faire quelque chose à ce sujet. Certains d'entre eux se réfèrent au SDS comme modèle d'organisation. La culture américaine du divertissement est hégémonique sur 96% de la jeunesse, au lieu des 99% il y a quelques années. Ce sont ces 3% qui commencent à s'organiser ( Ces statistiques sont faites à la louche)

Quel est l'enjeu : La création d'un mouvement contre la guerre ou d'un mouvement pour un nouvel ordre économique et politique ?

Pour quelques jeunes, les deux. Une grande partie d'entre eux est anarchiste. Bancals et peu expérimentés. L'idéologie marxiste est kaput dans la jeunesse. Mais la grande majorité des jeunes activistes n'a pas de base idéologique et cherchent seulement des façons pratiques de mettre fin à la guerre.

Quelles sont les différences entre les Etats-Unis des années soixante et aujourd'hui ?

Laisse-moi compter: peut-être des milliers. les mouvements pour les droits civiques et ouvriers étaient encore vivaces et des références il y a quarante ans. Aujourd'hui, la victoire de la droite est si complète que tu ne peux même plus discuter du racisme et de la nature de classes de la société. Les jeunes n'ont pas de modèle pour s'organiser.

D'un autre côté, la dégradation de l'environnement, est la prise deconscience sur ce sujet, sont si énormes qu'il y a là un point d'appui pour les jeunes

Il n'existe pas une contre culture développée; la culture a été fragmentée en niches marchandes petites mais très marquées et les jeunes sont éparpillés entre des identités contre culturelles spécifiques. Cela rend l'unité beaucoup plus difficile.

la guerre contre la terreur, le 11 septembre particulièrement, a brouillé le tableau concernant qui est la victime..

Mais par dessus tout, les jeunes sont beaucoup plus désabusés et cyniques au sujet de ce qui peut être fait par l'action individuelle et de masse. Ils n'ont pas conscience de tout ce qui a déjà été réalisé.

Est-ce que la déclaration de Port Huron est encore actuelle ?

Beaucoup de jeunes du SDS actuel sont en train de la lire, de l'étudier et d'essayer de lui trouver une traduction appropriée à la situation actuelle. Un des problèmes, c'est que ces activistes sont encore jeunes, pas entraînés de façon académique et il y a très peu d'étudiants diplômés autour d'eux pour les aider à trouver leur voie intellectuelle. La Déclaration de Port Huron baignait dans une réflexion sociologique contemporaine, comme celle de C. Wright Mills.Le seul penseur comparable aujourd'hui est Noam Chomsky.Nous verrons ce que les jeunes en feront. La déclaration était beaucoup centrée sur la Guerre Froide; Les jeunes de maintenant doivent réfléchir sur la guerre contre la terreur, comme principe central de l'organisation contemporaine de l'impérialisme.

Ton nom a côté de celui de Haber dans une organisation aujourd'hui ! Quelle leçon en tirer ?

Les vieilles personnes n'ont que peu d'alternatives et nous sommes aussi plus mûrs et prêts à pardonner.

Par Didier
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Samedi 17 mars 2007

B-a-a-a-c-k On The Street



titrait le Los Angeles Free Presse, ou le Freep pour les intimes, dans son édition du 13 septembre 2005.

Créé en Mai 1964.par Art Kunkin sous le nom de “Faire Free Press” avant que de devenir le Los Angeles Free Press en 1965, le Freep est considéré par beaucoup comme le premier journal underground des Etats-Unis. Il sera l'un des fondateurs de l'Underground Press Syndicate.

Art Kunkin est toujours là, avec une équipe entièrement renouvelée. L'esprit reste le même. L'Irak a remplacé le Vietnam.

On peut lire le L.A Free Press chaque semaine en ligne à :
http://www.losangelesfreepress.com/

Par Didier
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Mardi 27 mars 2007


Un peu d'humour dans le microcosme contestataire US. Les Milliardaires Pour Bush s'y efforcent. On est loin du théâtre de rue de la San Francisco Mime Troupe, des Diggers et même des Yippies des années soixante mais un peu de dérision vaut mieux que pas de dérision du tout.

La Vision du Futur de la "milliardocratie" est simple : Vers un monde ou le lobby de l'industrie n'a pas à demander deux fois. Et parmi les solutions proposées : Un Dollar, Un vote.

Juste de quoi garder un peu le sourire après la faible mobilisation de la semaine contre la guerre en Irak.

http://billionairesforbush.com/index.php

Par Didier
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Mardi 17 avril 2007

Pacifica est un réseau de radios communautaires comprenant KPFA à Berkeley; KPFK à Los Angeles, KPFT à Houston; WBAI à New York, WPFW à Washington DC ainsi que plus de 100 radio affiliées..

Pacifica, KPFA-FM à sa création en avril 1949 par le pacifiste Lewis Hill à Berkeley, à une longue et tumultueuse histoire. Elle fut ainsi une des rares voix libre à se faire entendre durant la période McCarthy. Pacifica a aussi donné la parole à des personnes comme Alan Watts, dans une émission régilière de 1953 à 1973, s'est fait le relais de la "beat generation", avec Allen Ginsberg et Lawrence Ferlinghetti et a connu quelques problèmes avec la Federal Communications Commission (FCC) , l'équivalent de notre CSA. Dans les années soixante, Pacifica ouvrira son antenne à la contre culture et aux mouvements contestatires US et internationaux.

En février 1996, la radio est à l'origine de Democracy Now
http://www.pacifica.org/


Democracy Now, créé en 1996, est un media indépendant depuis juin 2002 - pas de publicité, pas de subvention - relayé par environ 450 stations aux Etats-Unis, ainsi que par quelques chaînes de TV par satellites.

Le 16 avril, DN a réalisé une interview conjointe de Noam Chomsky et Howard Zinn, dont on peut lire une retranscription sur le site de la radio.

http://www.democracynow.org/index.pl

Par Didier
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Vendredi 27 avril 2007

Andrew Feldmar un psychothérapeute de Vancouver a eu la surprise de sa vie à la frontière américaine, alors qu'il s'apprêtait à rendre visite à un ami à Seattle. Lors d'un contrôle de routine, Feldman, après avoir été introduit dans un bureau, répond aux questions du douanier, en lui indiquant notamment son nom et son métier. Celui ci fait utilise alors à moteur de recherche et tombe sur un article que Andrew Feldmar a écrit dans le numéro du printemps 2001 de la revue Janus Head , décrivant deux expériences sous LSD il y a de cela bientôt 40 ans.

Le douanier lui déclara alors que conformément au Homeland Security Act, il se voyait refuser l'entrée aux Etats-Unis, pour usage de "narcotiques". Il demanda alors une déclaration écrite de Feldmar admettant avoit pris du LSD et procéda à un relevé d'empruntes digitales pour les dossiers du FBI . Il lui annonça que cette interdiction d'entrée était définitive et qu'il devait désormais demander une autorisation spéciale au Départementde la Sécurité Intérieure. Puis il fut raccompagné à sa voiture et on le pria de faire demi-tour.

Cela m'a fait pensé à l'anecdote raconté par Jerry Rubin dans "un manifeste Yippie" :

Tout est cool sur la route du Canada jusqu’à la frontière. Un douanier me fait entrer dans une petite pièce et me tends un formulaire de cinq pages

“Prenez-vous des drogues?” me demande-t’il sérieusement.
“Ouais,” je réponds.
“Lesquelles?”
“Coca Cola.”
“J’ai dit des DROGUES! ”, il crie.
“Coca Cola est plus dangereux que la marijuana,” je réponds. “Ca baise le corps et c’est accoutumant.”
“Avez-vous milité pour le renversement du gouvernement canadien?” il demande.
“Non, pas avant d'être entré au Canada.”


Source : Linda Solomon, Alternet 25 Avril 2007.
http://www.alternet.org/drugreporter/50948/

Par Didier
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Samedi 5 mai 2007

Toutes les sociétés et leur culture ont leur Panthéon où ils embaument leurs héros. La contre-culture ne fait pas exception avec le Counterculture Hall of Fame

Son inspirateur et maître de cérémonie en est Steven Hager, sa Mecque en est Amsterdam, ce qui se comprend aisément lorsque l'on sait que l'intronisation se fait dans le cadre de la Cannabis Cup, qui pourrait être comparée à nos grands messes vinicoles où sont décernées les médailles.

Hagen, alors éditeur de la revue High Time (1) introduit la cérémonie d'intronisation lors de la dixième Cannabis Cup (2), et le premier lauréat en est Bob Marley en 1997. Il sera suivi de Louis Armstrong et Mezz Mezzrow l'année suivante. 1999 sera l'année des Beats avec Jack Kerouac, Neal Cassady, Allen Ginsberg et William Burrough.

Ina May Gaskin devient la première femme lauréate. Paul Krassner, Yippie et éditeur du The Realist, un des tous premiers journal underground US, avouera lors de son intronisation qu'il "en rêvait depuis l'âge de trois ans". Bob Dylan et Joan Baez, le rejoindront puis Jack Herer, auteur de The Emperor Wears No Clothes, playdoyer pour la légalisation du cannabis (3)

Avertissement légal : Je vous rappelle que la drogue est illégale et qu'elle rend fou y compris sous ses formes les plus anodines comme l'argent, le pouvoir....

(1) http://www.hightimes.com/ht/home/
(2) http://www.cannabiscup.com/ht/cancup/
(3) On peut lire le livre en ligne à http://www.jackherer.com/chapters.html

Par Didier
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Lundi 7 mai 2007

La fin du socialisme en Europe, pour Jeremi Suri, sur Huffington Post.

Après cette nouvelle défaite "il est devenu beaucoup plus difficile de prendre au sérieux le socialisme comme force politique" écrit-il, en soulignnt la spécificité du PS français vis à vis de Parti Travailliste anglais ou du SPD allemand "qui ont largement renoncé à cette tradition [socialiste]. Tony Blair et Gerhard Schroeder ne furent pas plus socialistes dans leur comportement comme dirigeants que Bill Clinton "

"Certains danseront sur les tombes du socialisme en Europe; d'autres verseront des larmes. Quoi qu'il en soit nous devrions tous mettre à profit ce moment pour commencer à réfléchir de façon créative à de nouvelles alternatives politiques"

Le Washington Post, comme les autres journaux, souligne que "Nicolas Sarkozy, "admirateur inconditionnel de l'Amérique a délivré un message spécial aux Etats-Unis, qui ont eu des relations agitées avec la France sous la présidence de Jacques Chirac, qui a conduit l'opposition internationale à la guerre U.S.en Irak"

"Arrogant, brutal, démagogue autoritaire, le président nouvellement élu a été qualifié de beaucoup de noms déplaisants dans les derniers mois et a maintenant cinq ans pour démontrer que les critiques étaient infondées" écrit Craig S. Smith dans le New York Times

Le même écrivait la veille un article intitulé "Peu importe qui gagnera en France. Le perdant sera le changement" . "Les français sont notoirement résistants au changement" écrit Smith, avec une pointe d'envie dans le crayon. Les raisons ? "D'abord la vie en France, dans son ensemble, est tout à fait agréable" Pour preuve : "Il n'y a qu'à écouter la conversation de la tablée à côté de vous dans un restaurant parisien à l'heure du déjeuner et le plus souvent il s'agira d'une discussion subtile sur ce qu'il faut manger et quel vin boire avec. Après quoi, les convives pairont souvent avec des tickets restaurant fournis par leur employeur."

Elle est pas belle, la vie ?

Par Didier
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