Texte libre


La Seconde Révolution Américaine

Introduction

La contre-culture

Berkeley l'insoumise
Les auditions de l'HUAC. San Fransisco Mai 1960
Le Free Speech Movement
L'invention Berkeley

SDS 1960-1963
Du SLID au SDS
La Déclaration de Port Huron : L'impossible réforme
L'ERAP et le culte du ghetto

SDS 1964-1966

Red Dogs et Dr Strange 1965
Virginia City, Nevada
San Fransisco 1965
La San Francisco Mime Troupe
A Tribute to Dr Strange

San Fransisco 1966 (1)
Le Trips festival 
Le Front de Libération des Artistes
La scène musicale
Hashbury
Les marchands HIP

San Fransisco 1966  (2)
L’Oracle, journal arc-en-ciel. 
THE DIGGERS
Le jour où ils ont rendu l’acide illégal
Free : Libre et gratuit

Austin, Texas
La lutte pour les droits civiques à l'U.T.
La naissance du S.D.S
The Rag
La radicalisation à l’U.T
Le Mouvement pour la liberté à l’université

San Fransisco 1967

Le Vagissement du Nouvel An

Human Be-In, Pow-wow, et Rassemblement des Tribus.

L'amour est communication (company)

Le Cirque Invisible

Et le Cirque de l'Amour.

Célébrez la ville libre

SF 1967 2eme partie

Les Diggers et le Summer of Love

La Mort de Hippy et la Naissance de l'Homme Libre

Le Collectif Ville Libre et les Nouvelles de la Ville Libre

La naissance de Black Bear Ranch


 



Au 03 octobre 2009

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Quelques sites de l'
Autre Amérique



"Les rails underground de ce monde au prochain"


The 60s aren't over;
They won't before over until the Fat Lady gets high !














Et d'ailleurs






Défense de la biodiversité






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Que sont-ils/elles devenuEs

Dimanche 28 juin 2009

Freakence est resté silencieux pendant plus d’un mois. Ce qui est du à la plongée dans l’histoire des "sixties". La tâche, est comme attendue, immense sinon insurmontable, surtout en volant par ci par là quelques heures sur la vie quotidienne.

En poursuivant les recherches sur Internet, je retrouve des traces d’anciens acteurs de l"époque. D’où la nouvelle rubrique "Que sont-ils/elles devenuEs", avec des nouvelles d’anciens membres de The Mask/The Family/ Up Against the Wall Motherfuckers


Osha Neumann, un des membres fondateurs de UAWMF en 1967.a écrit ses mémoires de l’époque dans Up Against the Wall Motherf**ker: A Memoir of the '60s, with Notes for Next Time, Seven Stories Press, 2008.


"En devenant un Motherfucker, je renonçais par mon engagement au discours ordonné, au trafic des abstractions, au respect pour les explications, à l’exigence de cohérence et à la subordination des pulsions et des émotions- tout ce que je pensais être des caractéristiques d"une vie consacrée à la raison. Je suis entré dans l’âge adulte fier de mon mépris pour la théorie. Je me sentais davantage vivant lorsque je courais dans les rues, sans aucune pensée en tête, sinon où étaient les flics et comment les éviter. Mais mon apostasie ne fut jamais totale....

Je ne suis plus un Motherfucker et l’adolescence n’est plus qu’une mémoire lointaine, mais je pense encore vaguement à la raison comme une méthode universellement applicable pour déterminer la vérité et valider des jugements. Je n’ai jamais été vraiment sûr de ce qu’elle est, mais j’en appelle à elle quelquefois. Raison ou révélation..Autrement, comment décidons-nous de de qui est bien ou mal? …."La raison a toujours existé mais pas toujours sous une forme rationnelle" a écrit le jeune Karl Marx.à 20 ans. J’aimerais penser que les Motherfuckers représentaient la raison, mais "pas sous une forme rationnelle" . Quoi que j’ai écrit la confession d’un Motherfucker, je suis le moins motherfucker des Motherfuckers. J’ai été dompté par le temps, et pour dira la vérité, je n’étais probablement pas beaucoup un motherfucker même à l’époque. Ce que j’ai a confessé, ce sont principalement des idéées fausses et des crimes de l’imagination"


Dans la vie, Osha Neumann est avocat, spécialisé dans la défense des sans abris à Berkeley, Californie. C’est aussi un artiste qui confectionne des sculptures monumentales dans une ancienne décharge d’Albany avec des matériaux de récupération.

 



The Water Lady

Photo by Linda (Linjun) Fan.


Autre personnage clef des UAWM, Dan Georgakas est aujourd’hui directeur du Greek American Studies Project au Center for Byzantine and Modern Greek Studies de Queens College-City, Université de New York. Il est éditeur du Journal of the Hellenic Diaspora et éditorialiste au National Herald

Il est l’auteur de Detroit: I Do Mind Dying avec Marvin Surkin, South End Press 1998 une histoire des travailleurs noires de l’industrie automobile à Detroit à la fin des années l960, qui formèrent le Dodge Revolutionary Union Movement DRUM puis la League of Revolutionary Black Workers.. Egalement, avec Stewart Bird et Deborah Schaffer Solidarity Forever: An Oral History of the IWW Smyrna Press 2007 et avec Paul et Mari Jo Buhle Encyclopedia of the American Left Oxford University Press. Seconde édition


Enfin, Alan Van Newkirk. qui,à Detroit, a collaboré à Guerrilla , moitié tract, moitié poster, imprimé sur ses deux faces, édité par la Detroit Artists' Workshop Press.

Van Newkirk avecDan Georgakas, Ben Morea et quelques autres on "assassiné" le poète Ken Koch en 1967 (voir Ben Morea :Une Interview )

En 1970 Van Newkirk quitta brusquement Detroit et s’installa dans un coin reculé de la côte sud-est du Canada) où il a fondé la Geographic Foundation of the North Atlantic, et publié des poésies et pamphlets intitulés Root, Branch and Mammal . On lui attribue l’origine du terme "bio région"


Personnage hors du commun, sa dernière apparence publique fut le braquage d’un magasin Toys “R” Us à Vancouver où il a été blessé dans une fusillade avec la police. le 12 décembre 2004 Ce qui fit dire à John Sinclair “Les surréalistes ont toujours été sa grande inspiration, et si braquer un Toys “R” Us n’est pas un acte surréaliste, je ne sais pas ce que c’est! Je me demande ce qu’était son message. Il devait y avoir un sous-texte."

 

 

Par Didier
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Dimanche 5 juillet 2009

Appelons cela une coïncidence. En remontant aux sources de la scène musicale de la côte Ouest, j’ai bien sûr fait le détour obligé par Nevada City et le Red Dog Saloon.

 


Rien ne prédestinait Nevada City à devenir la source d’inspiration du Concert-Danse qui se propagera à San Fransisco l’année suivante. Le Red Dog Saloon ouvrit le 29 juin 1965. La rencontre du western et du rock, à la différence peut-être que la consommation de marijuana et de LSD concurrençait celle du whisky.

Même le shérif joua le jeu, respectant la coutume du vieil Ouest qui voulait que l’on vérifie son arme à la porte avant que d’entrer dans un saloon. Il tendit donc son révolver à Don Works, l’un des propriétaires du lieu , "Tu vérifies mon arme?" .Works sans se dégonfler, abaissa le canon et tira deux balles dans le sol. "Il marche bien, shérif"


Il m’arrive très peu souvent de lire le Reno Gazette Journal. C’est un tort. Je suis tombé par hasard sur l’article annonçant la réouverture du mythique Red Dog Saloon le 19 juin dernier, avec un concert de Big Brother. En juin 1965, c’étaient les Charlatans qui avaient fait l’ouverture.


L’histoire a une mémoire sélective. Certains acquièrent la célébrité, d’autres restent anonymes. Si tous ceux qui s’intéressent à l’histoire des sixties connaissent le Red Dog Saloon, qui connait ses fondateurs, Don Works, Mark Unobsky et Chandler Laughlin ?

 

Le plus connu est sans doute Chandler Laughlin, qui avait tenu des établissements dès le début des années 60, dont le coffee house The Cabale Creamery créé avec Rolf Cahn sur San Pablo Avenue à San Fransisco. . Laughlin, sous son pseudo radiophonique de Travus T Hipp, a travaillé avec Tom Donahue , le légendaire disc-jockey de KMPX, la première station de radio à passer du rock et l’a suivi à KSAN.


Pas de nouvelles de Ron Works qui vivait au début des années 60 dans une cabane sur une concession minière appelée la Zen Mine. C’est dans cette cabane où il était bloqué par une tempête avec ses deux acolytes, qu’est née l’idée du Red Dog Saloon, un lieu qui animerait les soirées de ces endroits perdus.


The Red Dog Saloon, 76 N. C St., Virginia City,

Photo : Jason Kellner/RGJ



Par Didier
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