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Lundi 3 mars 2008 1 03 /03 /Mars /2008 08:31

t_hayden.jpg Tom Hayden, militant et ancien dirigeant du SDS dans les années soixante, est retourné au Vietnam pour la première fois depuis la fin de la guerre. Voyage qu'il raconte dans The Nation Durant celle-ci, entre Noël 1965 et 1974, il y avait fait cinq voyages, dont le dernier, le plus controversé aux Etats-Unis, avec Jane Fonda.

Sa dernière vision du Vietnam était des villes sous "black out", quasi vides avec les populations évacuées en campagne pour échapper aux bombardements, Hanoi et Haiphong détruites lors des raids de 200 B-52 entre le 18 et le 28 décembre 1972, avec 1 600 à 2 368 civils tués lors de ces onze jours.

A Noel 2007, "le Vietnam était embrasé des lumières festives de Hanoi à Ho Chi Minh Ville". Le personnage omniprésent,sur les panneaux publicitaires envahissant Ho Chi Minh Ville et dans les rues, est le Père Noël, "attirant les chalands sur les pas de portes des magasins, ou de façon surprenante, sur des motos, faisant des signes de la mains aux enfants"

Rien de religieux dans ce pays bouddhiste et marxiste. Uniquement du commerce. Des jeunes filles chantent des chants de Noël devant les restaurants, drapées de publicité pour Heineken . les Pères Noël sont des hommes sandwich pour Lego, Calvin Klein, Nike et consorts. Le centre de l'ex-Saigon est orné d'un panneau publiciatire proclamant "Plus de Magasins. Plus de Vie"

"En même temps que je marchais dans les rues surpeuplées, la question de savoir pourquoi la guerre du Vietnam fut considérée comme nécessaire. Pourquoi avoir tué, mutilé et déraciné des millions de vietnamiens si le résultat était un paradis des consommateurs approuvé par le Parti Communiste du pays toujours en place? Toute la malheureuse logique américaine en faveur de la guerre, selon laquelle le Vietnam était un domino dangereux, un pion dans la guerre froide, semblait si douloureusement erronée. Existait-il un rapport entre détruire tant de vie et inciter les vietnamiens à des achats de Noël? Est-ce que le même résultat --un gouvernement issu d'un parti socialiste unique dirigeant une économie de marché è aurait été obtenu de toute façon, sans les destructions ? Maintenant que les navires de guerre US rendent des visites pacifiques dans le port de Da Nang, cette question me turlupinait : est-il possible que le Marxisme et le nationalisme ont gagné la guerre mais que le capitalisme et le nationalisme ont gagné la paix ?"

 

The Old Revolutionaries of Vietnam Tom Hayden The Nation 

Par Didier - Publié dans : freakences
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Samedi 23 février 2008 6 23 /02 /Fév /2008 06:43

dylan.jpg Curieuse époque que les "sixties", indeed. Peu à peu, les témoins de cette époque vont disparaître. Peu à peu, les témoignages laissent place au travail des historiens. Une nouvelle écriture est en train d'apparaître.

La passion, les controverses, les rancoeurs, les enthousiasmes vont s'estomper pour une vision "scientifique", "objective".

Politiquement correct....

Cette lecture existe déjà. Des familles de pensées se sont appropriées tel personnage ou tel évènement, ou ont porté sur eux un jugement définitif.

Timothy Leary, Abbie Hoffman, Ken Kesey...et tant d'autres. Comme me disait Eileen, une digger de San Francisco, " des personnages plus grands que la vie"

Et parmi eux, Dylan. Porte-parole malgré lui d'un mouvement qu'il ne reconnaît pas et jugé traître à une cause qu'il ne partage pas.

Le Los Angeles Free Press a dans ses archives une interview parue en deux parties, les 17 et 24 septembre 1965. Dylan vient de sortir Bringing It All Back Home., mi-acoustique, mi électrique

et prépare Highway 61 Revisited entièrement électrique. En août, il s'est fait huer au festival de Newport pour avoir "trahi" le folk pour le rock.

"Q : Qu'est-ce qui est arrivé à Blind Boy Grunt? (1)

Dylan : J'ai fait çà pendant quatre ans. Maintenant il y a des tas de gens qui écrivent des protest songs. Mais ca prend une tournure étrange. Hey, J'écouterais plutôt Jimmy Reed ou Howlin' Wolf, mec, ou les Beatles, ou Francoise Hardy, plutôt que d'écouter n'importe quel chanteur de protest folk - bien que je ne les connaisse pas tous. Mais ceux que j'ai entendu --il y a ce vide réel qui est comme les paroles d'une chanson " tenons-nous la main et tout sera grandiose". Je ne vois plus que ça. Je ne vais pas me mettre à crier "Aalee!" et à applaudir juste parce que quelqu'un prononce le mot "bombe". ..

Sûr,que tu peux faire toutes sortes de protest songs et les mettre sur un disque Folkways. Mais qui les écoute? Les gens qui vont les écouter vont être d'accord avec toi de toutes les manières. Tu ne vas pas faire écouter quelqu'un qui n'aime pas ça. Les gens n'écouten pas les choses qu'ils n'aiment pas. "

Mais l'interview dylanesque par excellence a été donné à Playboy. (2)

Playboy -…Qu’est ce qui vous a décidé à emprunter la voie du rock?

Dylan - Par négligence, j’ai perdu mon seul vrai amour. J’ai commencé à boire. La première chose que je réalise, c’est que je suis un jeu de cartes; Et puis un jeu de dés. Je me réveille dans une salle de billard. Alors la grande grosse femme mexicaine me tire de la table et m’emmène à Philadelphie. Elle me laisse seul dans sa maison, qui brûle. Je vole jusqu’à Phoenix. Je trouve un boulot comme chinois. Je commence à travailler dans un monoprix et j’emménage avec une fille de treize ans. Alors cette grande femme de Philadelphie entre et met le feu à la maison. Je descends à Dallas(….) J’emménage avec un garçon livreur qui cuisine de délicieux Chili et Hot Dogs. Alors la fille de treize ans de Dallas entre et met le feu à la maison. Le garçon livreur, qui n’est pas si doux que ça, lui donne un coup de couteau et le truc suivant que je sens c’est que je suis à Omaha. Il y fait si froid à ce moment là, je vole mes propres vélos et fais frire mon propre poisson. J’ai un peu de chance et je trouve un boulot de carburateur.(…) J’emménage avec une prof d’université qui fait aussi un peu de plomberie à côté, qui n’est pas très belle mais qui construit un genre de réfrigérateur qui peut transformer les journaux en laitues. Tout va bien jusqu’à ce que ce garçon livreur se pointe et essaie de me poignarder. Faut-il le préciser, il met le feu à la maison et je reprends la route. Le premier type qui me prend en stop me demande si je veux être une star. Qu’est-ce que je pouvais dire?

Playboy – Et c’est comme ça que vous êtes devenu chanteur de rock’n’roll ?

Dylan – Non, c’est comme ça que j’ai attrapé la tuberculose.


Comment vont-ils écrire l'histoire avec çà ?

Dont Look Back...I'm Not There. ...


(1) Pseudonyme de Dylan à ses débuts
(2) Traduit de Bob Dylan A Retrospective – Edité par Craig McGregor Pan Book Ltd 1975 p. 96

Extrait d’une interview de Bob Dylan à Playboy mars 1966

Par Didier - Publié dans : sixties
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Vendredi 8 février 2008 5 08 /02 /Fév /2008 15:09

cuernavaca.jpg Guillem et Mariana , couple franco-mexicain, ouvrent leur maison à Cuernavaca, petite ville mexicaine à 1H30 de Mexico, pour une découverte de la région en dehors des sentiers battus touristiques. Vous ne serez pas des touristes mais des amis.

 

Logés confortablement avec petit déjeuner et dîner, fiches techniques décrivant les sites à découvrir, découvertes des gens du pays, prêt d'un teléphone poratble pour 190 euros la semaine.

Guillem est également à votre disposition pour des services de guide et de traducteur; (40 euros/ jour).

A partir de juin 2008

Contact : arcatepec[@]hotmail.com
Site web en construction www.arcatepec.com

Par Didier - Publié dans : freakences
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Dimanche 27 janvier 2008 7 27 /01 /Jan /2008 10:15

Zinn.jpg Une télévision indépendante américaine tourne une série en quatre épisodes intitulée The People Speak. et tirée de l'ouvrage Voices of a Peoples History of the United States. de Howard Zinn, auteur deA Peoples History of the United States.

Les témoignages d'américains recueillis par Zinn et son collaborateur Anthony Arnove sont joués au Cutler Majestic Theatre de Boston devant une salle pleine.

Les mots de Helen Keller, socialiste et suffragette, tirés d'un de ses discours de 1916 Strike Against War ont été lus par Christina Kirk et ont une résonnance particulière aujourd'hui :

"Nous ne nous préparons pas à défendre notre pays. Même si nous étions aussi désarmés que le prétend le député Gardner, nous n'avons pas d'ennemis assez fous pour essayer d'envahir les Etats-Unis . ... [ Le Congrès] a pour idée de protéger le capital des spéculateurs et investisseurs américains ... Et par la même occasion, ce plan bénéficiera aux fabriquants de munitions et de machines de guerre"

Viggo Mortensen chante, entre autre, une version a capella de "Masters of War." de Bob Dylan.

Zinn a de nombreux projets : Un DVD éducatif, un site web, des représentations théâtrales. Anthony Arnove : "Nous voulons inspirer des sortes de mouvements sociaux qui peuvent mettre la pression sur qui que ce soit aux affaires en 2008."

Dramatic Voices of Dissent: Celebrities Film Zinn's 'The People Speak' Sue Katz, AlterNet. 26 Janvier 2008.

 

Par Didier - Publié dans : freakences
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Samedi 19 janvier 2008 6 19 /01 /Jan /2008 11:50

espacespopulaires.jpg

Espaces Populaires - Réseau des acteurs en recherche-action

"Nous sommes des acteurs populaires issus des mouvements d’émergence. Nous n’avions pas d’autres choix d’être créatifs en réponse à la réalité sociale et culturelle actuelle. Nous cherchons à maîtriser le sens et la finalité de notre travail comme un travail exigeant de la culture, impliquant les individus et leur entourage dans un mouvement d’émancipation.
L’innovation sociale autant que la créativité artistique constituent pour nous des modes de réponse à une insatisfaction profonde quant à notre place dans la société et la possibilité d’être agent de transformation."

Une Charte qui aborde des points essentiels :

Placer l’Humain au centre, non sa performance
Coopération “open-source”
Libre association

 

Par Didier - Publié dans : freakences
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Lundi 24 décembre 2007 1 24 /12 /Déc /2007 11:27

singe1.jpg Mon singe savant, qui me sert de secrétaire, m'a demandé de mettre ce qui suit en ligne, comme dernier blog. (Ca fait longtemps que je lui demande d'arrêter de fumer les peaux de bananes, mais rien n'y fait. Ca lui a pris en écoutant le vieux tube de Donovan et depuis il fume à plein régime....)

2008 va être une année extraordinaire ou ne sera pas. [il a piqué ça à Malreaux] et voilà pourquoi :

Parce que, dans quelques heures, 2008 sera Ici et Maintenant [Essayez la peau de banane, c'est vraiment extraordinaire....]

Les Individus Libres s'associent librement entre eux, jetant dans la bananeraie les vieilles peaux éculées d'organisations et de représentations autoritaires et hiérarchisées, idéologiquement cadenassées, plus occupées à se glisser mutuellement des peaux de bananes sous les pieds qu'à entreprendre de réelles actions pour un réel changement.

Les individus Libres Programmeurs se sont déjà associés sous une telle forme de Libre Association. pour concevoir les logiciels libres.

Les Individus Libres Artistes (re) créent le Front de Libération des Artistes - sous ce nom ou un tout autre nom - selon les principes et la déclaration de San Francisco de 1966, enrichis et actualisés.

Les Individus Libres de toute sorte créent une zone de Libre Association fonctionnant sur les principes non autoritaires, non représentatifs, et basé sur des modèles d'échanges librement consentis entre eux, pour une durée et avec des objectifs librement définis entre eux.

Ici et Maintenant. Partout et Maintenant.

- Tu n'y vas pas un peu fort ? que je demande à mon singe. Et pourquoi 2008, d'abord ?

- Parce que Ici et Maintenant. Pourquoi continuer à penser et à agir pour demain ? Pourquoi tant d'énergie à protester contre ? Contre quoi ? Leur prétendue "réalité" ? Qu'est-ce qui te manques Ici et Maintenant que tu auras demain ? Ou est-ce la peur ? Le manque d'imagination ?
Il sert à quoi ce blog ? Dire des choses que tout le monde sait et /ou se contrefiche. L'information ? Elle est partout. Un petit coup de brosse à reluire sur l'ego ?Des millions de blogs. Ca caquète dans la basse cour. Ca fait démocratique. Et le jeu continue, d'après leurs règles.Alors on entre dans le jeu ou on en sort ?

Mon singe savant s'est mis en grève illimitée, sans préavis. (Il est anarcho syndicaliste). Et c'est ainsi que ce blog s'est tu.

 

Par Didier - Publié dans : freakences
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Vendredi 14 décembre 2007 5 14 /12 /Déc /2007 10:03

blackwater.jpg Dans un précédent post (13/08), j'avais parlé de la privatisation de la guerre d'Irak. Une des sociétés phares engageant des mercenaires se nomme Blackwater. Elle traîne pas mal de casseroles. Dont le meurtre de 17 irakiens qui lui vaut des poursuites, dont une pour crime de guerre, une enquête sur de la contrebande d'armes, des soupçons d'évasion fiscale, et j'en passe.

De quoi, pour n'importe quelle société, vous plomber votre chiffre d'affaire. Sauf pour Blackwater pour qui les affaires vont bien, merci.

La société a engrangé pour 1 milliard de dollars de contrats, fort de sa réputation de protéger les américains en Irak par n'importe quel moyen. Et elle a des projets.

Elle a changé son nom en Blackwater Worldwide et mène une campagne publicitaire à son image : Saut de parachutistes en uniforme Blackwater et drapeau de la société sur un terrain de football de san Diego à la mi-temps d'un match. Fabrication d'un révolver spécial avec logo de la société sur la crosse, que des parents en panne d'imagination pour Noël peuvent acheter à leurs enfants dans sa formule "jouet" pour 18$

Plus sérieusement, il faut penser à la diversification de l'activité. Blackwater s'est positionné sur un marché de 15 milliards de $ dans le cadre de contrats avec le Pentagone dans sa "guerre contre la drogue"

Dans ses projet, également, toute opération de maintien de l'ordre, sur le plan international, spécialisé dans le "contrôle des foules" par des techniques "non mortelles"

Et elle s'équipe d'une quarantaine d'avions , dont certains susceptibles d'atterrir sur des terrains difficiles. En août dernier, elle a gagné un contrat de 92 millions de dollars avec le Pentagone pour des "vols vers l'Asie Centrale"

Elle dispose également d'une marine, bien pratique pour les opération paramilitaires.

Et accessoirement, elle soutient activement le candidat républicain Mitt Romney qui n'a rien à envier à un Bush.

Les affaires vont bien. Et comme d'habitude, les conservateurs US défrichent de nouveaux territoires pleins de promesse pour le néo-libéralisme mondial. Le Vietnam fut un terrain d'expérimentation. Mais les militaires des années soixante étaient des rigolos à côté de ceux du XXIème siècle.

Blackwater's Bu$ine$$ Jeremy Scahill The Nation 6 décembre 2007

http://www.blackwaterusa.com/ Le site très clean de Blackwater, ou la capacité du néolibéralisme a traduire en terme marketing le meurtre et les action répressives.

 

 

Par Didier - Publié dans : freakences
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Samedi 24 novembre 2007 6 24 /11 /Nov /2007 08:12

musique.jpg Le rapport Olivennes, PDG de la Fnac, donc forcément objectif, rendu public hier, propose de nouvelles mesures "anti-pirates. (Un internaute est un pirate, comme un gréviste est un "preneur d'otages") . Et tout cela au nom des droits d'auteur. Il faut protéger les artistes que volent les "pirates".

Qui vole qui ?

Réponse : Les maisons de disques qui volent 1) les artistes, 2) les acheteurs de musique.

En 2006, l'ADAMI publiait un rapport Filière de la musique enregistrée : quels sont les véritables revenus des artistes interprètes ?

"Les interprètes qui sont liés à leur producteur par un contrat d’exclusivité traditionnel reçoivent à ce titre deux revenus principaux : les cachets d’enregistrement, dont les niveaux restent très bas et - pour les artistes principaux - les royautés (pourcentage) sur les ventes de leur disque et sur les utilisations secondaires de leur travail.

En moyenne, pour un album de variété française, l’interprète principal reçoit des royautés qui correspondent à 4 % du prix de vente TTC au public soit moins de 60 centimes d’euro par CD. Ces royautés doivent être partagées entre les artistes s’il s’agit d’un groupe.

Pour une vidéo live de son concert vendue en moyenne 19,99 € chez un disquaire, un artiste principal reçoit en moyenne 2 % du prix de vente, soit 60 centimes d’euro.
Les musiciens d’accompagnement ne reçoivent en général pas de royautés sur les ventes, et cèdent fréquemment leurs droits sur les utilisations secondaires de leur travail pour une somme forfaitaire."

Sur une série de 1000 CD ou plus (disons 5000) le prix d'un CD serigraphié, boitier crystal et jaquette double revient aux alentour de 0,5 € TTC, la Sacem pour "protéger" l'artiste demande environ 1 €

Sur un CD que le consommateur achéte 15 € :

- moins de 2 € servent a la fabrication au transport et à la mise en place dans les endroits de vente.
Sur les 13 € restants :

- 11€ vont aux maisons de disques (majors) gros distributeurs et caisse de l'état (SACEM) ce qui paye aussi en budget promotion les radios et télés qui sont dévouées aux majors.
- Le reste se partage entre l'artiste et la production soit 2 €.

Quitte à parler de voleurs, parlons des vrais.

Par Didier - Publié dans : freakences
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Mercredi 21 novembre 2007 3 21 /11 /Nov /2007 09:46

awol1.gif James Circello comme beaucoup de jeunes américains, s'est engagé dans l'armée après le 11 septembre En 2002, son régiment, la 173rd Airborne Infantry Brigade, est stationné en Italie, avant que d"être envoyé en Irak, de mars 2003 - 2004. En avril dernier, il fut question d'un départ pour l'Afghanistan cette fois. James Circello décida de ne pas recomencer la désastreuse expérience vécue en Iarak. Un ami l'accompagna à l' où il prit un avion pour les tats-Unis. Il était Absent Sans Permission - Absent WithOut Leave.

Ne pas aller en Afghanistan n'était pas la seule raison de déserter. Il voulait aider à mettre fin à la guerre. Il rejoignit donc un groupe de vétérans militant contre la guerre. Il voyagea à travers tout le pays, sans utiliser sa carte de paiemant qui l'aurait fait localiser, travaillant au noir dans le bâtiment.

Il alla voir ses parents dans l'Ohio, qui ne lui posèrent aucune question au sujet de l'Irak ni de sa désertion. Mais la fracture était là. Ses parents, comme une minorité d'américains , croient encore au bien-fondé de la présence américaine en Irak. Et puis, avoir un fils déserteur, vivant illégalement à la maison.

Après tout, en 2001, il partageait leur opinion. La différence, c'est que, lui, a été en Irak.

"Je me souviens du jour où des gamins ont commencé à nous jeter des pierres. Au début, les irakiens nous ont bien accueilli, nous offrant le thé et nous appelant les libérateurs." Puis ils devinrent progressivement hostiles, non sans raison.

Il décrit les hélicoptères survolant la ville et l'omniprésence des soldats US dans les rues de Kirkuk, coupée du monde, les familles irakiennes parquées comme des moutons. Lorsque l'armée américaine installa des barrages dans les rues, les conducteurs qui ne pouvaient prouver que le véhicule qu'ils conduisaient leur appartenait se le voyait confisquer. Bien, sûr, ils devaient présenter des papiers. mais les taxis irakiens appartiennent à la famile parfois depuis deux générations, et aucun papier n'existe plus. Les sources de revenus d'une famille était ainsi confisquée sans autre forme de procès.

La semaine dernière, James Circello s'est rendu aux autorités militares de Ft. Knox, Tennessee.Il a eu de la chance.Il est renvoyé de l'armée avec une mention "autre qu'honorable"qui lui ôte ses droits à l'assurance maladie des vétérans et des aides au reclassement professionnel. Le minimum encouru. Il est prêt a recommencer sa vie et à continuer à militer pour mettre fin à la guerre.

When AWOL Is the Only Escape -- A Patriot's Story Sarah Olson, AlterNet. 20 Novembre 2007.

Par Didier - Publié dans : freakences
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Mardi 20 novembre 2007 2 20 /11 /Nov /2007 07:40

Il existe aux Etats-Unis une Loi sur la Liberté d'Information - Freedom of Information Act, qui impose la déclassification des documents secrets. Enfin, de certains, pas tous. Les Etats, quoi que recouvre ce terme - ont des documents secrets secrets.

Selon les termes du Freedom of Information Act, le Pentagone déclassifie en 1994 un document de 9 000 pages, les Vietnam War Crimes Working Group Files, compilés par des enquêteurs officiels sur les crimes de guerre au Vietnam, et les enterre aux Archives Nationales de College Park, Maryland. pas de chance, un journaliste tombe dessus en faisant des recherche pour son doctorat. Il parvient à lire à peu près tout et obtient la copie de 3 000 pages avant que le Pentagone ne les retire en 2002, prétextant qu'ils contiennent des informations personnelles n'entrant pas dans le cadre du Freedom of Information Act.

Avec une autre journaliste, du Los Angeles Times, il sort une série d'articles en août 2006 qui rendent publics 7 massacres inconnus auparavant, entre 1967 et 1971, dans lesquels périrent au moins 137 civils ; 78 autres attaques de non combattants dans lesquelles au moins 57 civils furent tués, 56 blessés et 15 ont subi des violences sexuelles ; 141 cas de tortures commis par des soldats américains sur des détenus civils ou prisonniers de guerre. Et 500 autres cas "non prouvés"

Durant ou après la guerre, 203 soldats furent poursuivis après enquête. 57 d'entre eux passèrent en court martiale. 23 seulement furent condamnés, en bénéficiant de réductions de peine significatives en appel. Un des cas cités le plus nauséabond est celui d'un interrogateur des services de renseignements militaires reconnu coupable "d'actes indécents" sur une fillette de 13 ans en 1967, et qui purgea 7 mois de prison sur les 20 ans auxquels il avait été condamné.

La plupart des cas furent refermés avec une amende, une lettre de réprimande, ou rien du tout.

Justice et militaire sont deux termes incompatibles.

vietnam.jpg

Déclaration à la presse - James D. Henry

"Le 8 février 1968 19 femmes et enfants ont été assassinés au Vietnam par des soldats du 3em Peloton, Compagnie "B" Premier Bataillon, 38 ème d'Infanterie

Je voudrais souligner que [ce massacre] n'est pas un cas isolé, ni que la Compagnie "B" est composée d'individus anormaux. Dans l'article [Scanlan's Magazine] j'ai décrit d'autres meurtres commis au Vietnam, non seulement par la Compagnie"B" mais aussi par d'autres. Des incidents similaires à ceux que j'ai décrit arrivent quotidiennement et ne diffèrent l'un de l'autre que par le nombre de personnes tuées.

Comme tous les autres meurtres, si ils font l'objet d'un rapport, des poursuites ne sont engagées que si ils deviennent publics..."

 

Photo Sir ! No Sir!

 

Par Didier - Publié dans : sixties
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