Texte libre


La Seconde Révolution Américaine

Introduction

La contre-culture

Berkeley l'insoumise
Les auditions de l'HUAC. San Fransisco Mai 1960
Le Free Speech Movement
L'invention Berkeley

SDS 1960-1963
Du SLID au SDS
La Déclaration de Port Huron : L'impossible réforme
L'ERAP et le culte du ghetto

SDS 1964-1966

Red Dogs et Dr Strange 1965
Virginia City, Nevada
San Fransisco 1965
La San Francisco Mime Troupe
A Tribute to Dr Strange

San Fransisco 1966 (1)
Le Trips festival 
Le Front de Libération des Artistes
La scène musicale
Hashbury
Les marchands HIP

San Fransisco 1966  (2)
L’Oracle, journal arc-en-ciel. 
THE DIGGERS
Le jour où ils ont rendu l’acide illégal
Free : Libre et gratuit

Austin, Texas
La lutte pour les droits civiques à l'U.T.
La naissance du S.D.S
The Rag
La radicalisation à l’U.T
Le Mouvement pour la liberté à l’université

San Fransisco 1967

Le Vagissement du Nouvel An

Human Be-In, Pow-wow, et Rassemblement des Tribus.

L'amour est communication (company)

Le Cirque Invisible

Et le Cirque de l'Amour.

Célébrez la ville libre

SF 1967 2eme partie

Les Diggers et le Summer of Love

La Mort de Hippy et la Naissance de l'Homme Libre

Le Collectif Ville Libre et les Nouvelles de la Ville Libre

La naissance de Black Bear Ranch


 



Au 03 octobre 2009

4 244  visiteurs se sont égarés sur ce site

et ont lu 12 086  pages



Quelques sites de l'
Autre Amérique



"Les rails underground de ce monde au prochain"


The 60s aren't over;
They won't before over until the Fat Lady gets high !














Et d'ailleurs






Défense de la biodiversité






click here to learn more
Vendredi 16 janvier 2009

Du 10 au 18 janvier, au [sli:p] et ailleurs se dérouleront des activités autour des gratuités. L'idée est d'établir un laboratoire temporaire et des réflexions autour de pratiques variées et de questions telles que la propriété, le vol, le don, l'échange...

Vendredi 16 à l'Etincelle : A table !
Le même jour que l'habituelle cantine végétarienne qui se tient à l'Etincelle depuis un peu plus d'un an, on pourra regarder "Les Diggers de San Francisco" plus une petite surprise. Et puis on pourra faire la cuisine collectivement pour préparer le lendemain...

le Samedi 17 dans la rue (Lenepveu particulièrement) : Grand Bazar !
On va dans la rue et on se la réapproprie avec un repas de quartier, une zone de gratuité / libriothèque / freeperie / infokiosque thématique sur l'argent, c'est le grand don, campagne de dons à l'étalage et dons à la tire, ensemblages (dispositifs de création collective), ateliers d'échanges de savoirs, débats de rues, assemblées populaires, loto avec tes lots, jeux de rues, défilé d'anti-mode, musique, théâtre, et des surprises... va falloir être nombreux-ses !



Qu'on se le dise!


Source Indymédia


Par Didier - Publié dans : 1% libre
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Samedi 10 janvier 2009

La mobilisation en cours pour la libération de Julien et de Yldune, si elle est nécessaire et urgente, ne doit pas être l'arbre qui cache le désert.


Le petit blog insignifiant qu'est Freakence dont le but initial est de diffuser l'histoire de la contre culture et du radicalisme américain des années soixante en lien avec le site Freakence Sixties, ne devient pas un comité de soutien.


L'incarcération de Julien et de Yldune et l'inculpation de leurs camarades, le montage de toute pièce d'une théorie terroriste, ouvrant la porte à la criminalisation de formes de luttes sociales, est un exemple parmi d'autres de l'évolution d'un système, au-delà de la politique menée par un gouvernement actuel, même particulièrement réactionnaire.


Les prises de position de Dominique de Kokopelli reproduites ici expriment parfaitement la globalité de la lutte à mener. Bien sûr, nous avons tous non sensibilités, nos centre d'intérêts. Pour l'un, ce sera la protection de la biodiversité. Pour un autre, ce sera les sans-papiers, Pour un autre encore, l'aide humanitaire dans telle ou telle région du monde...


Le radicalisme - terme peu employé en français, du fait de son odeur de cassoulet du sud-ouest - vient du latin radix, la racine.


La question n'est pas de donner des priorités à telle ou telle lutte, ni d'en définir une hiérarchie. Il n'existe pas de "petites" et de "grandes"injustices, il n'existe que l'injustice.

Mais nous devons nommer le système à la racine de ces injustices. Peut-être deviendra-t'il évident qu'un même système est responsable de la spoliation des richesses naturelles, de l'organisation de la famine, des inégalités raciales sociales et sexuelles, de la destruction de la biodiversité, des restrictions toujours plus grandes des liberté d'expression et de circulation, du chômage et de la pauvreté et de tous ces symptômes que nous nous acharnons à combattre au sein d'une myriade d'associations et d'organisations.


S'attaquer aux symptômes n'éradique pas le mal.


Nos militantismes sélectifs ne seraient-ils pas notre tentative pour soigner nos propres symptômes d'une maladie plus profonde que l'on pourrait appeler "sentiment d'impuissance" ?

Quels besoins d'appartenance cachent nos sigles que nous ne pouvons trouver ailleurs, quels besoins identitaires que nous ne pouvons affirmer autrement ?


De qui, de quoi, nous protégeons nous dans nos petits cercles militants et/ou affectifs ?


Nommer le système permet de le regarder en face et de nous regarder en face . En quoi nos fonctionnement - au delà de nos valeurs affirmées et de nos bonnes intentions affichées - en diffèrent-ils ?


Nommer le système contre lequel nous nous battons, c'est nommer pour quoi nous nous battons. Nommer pour quoi nous nous battons, c'est mettre en oeuvre les idées, les valeurs et les actes que sous-tendent le système décrit.


Ce repli sur soi, cet autisme social, cet individualisme que nous dénonçons et qu'encourage le système ne peut pas être combattu qu'à force de slogans et de programmes.


Il nous faut aller beaucoup plus profonds, être plus exigeants avec nous-mêmes plutôt qu'avec les autres, dépasser nos peurs, se débarasser de nos petites certitudes confortables.

Oublier les branches. Retrouver les racines.

Puissent ces moments de luttes nous faire retrouver et partager ces richesses.

Pour qu'un monde où tous les mondes soient possible voient le jour.






Et en attendant l'insurrection :


Dernière version du site de soutien aux inculpés du 11 novembre https://soutien11novembre.org



Tarnac Express no4 est paru


Envoyer un petit mot de soutien :


Julien COUPAT

N° d'écrou, 290173

42 rue de la santé

75014 PARIS



Yldune LEVY

Maison d’arrêt des femmes

N° d’écrou 369772

6, avenue des Peupliers

91 700 Fleury Mérogis


Allez visiter infokiosques et tous les liens qu'ils vous donnent


Achetez vos graines chez Kokopelli. Les beaux jours vont revenir !


Restez sous la couette.


Et de manière générale, faites ce qui vous plaît.



Par Didier - Publié dans : freakences
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Mercredi 7 janvier 2009

Dominique Guillet de Kokopelli , me fait savoir qu'il n'a reçu "qu'une dizaine de lettres d'insultes pour le moment"


Et il persiste et signe :

TGV: Terrorisme à Grande Vitesse

Un appel à faire dérailler

le Terrorisme Alimentaire qui sabote la Biosphère!

Suite à mon mail précédent, intitulé "Kokopelli l'Insurgé", je souhaite rappeler que "Dans les cosmogonies Amérindiennes, Kokopelli est bien sûr le Semeur, le Joueur de Flûte, mais il est aussi le Shaman, le Farceur, le Vagabond, le Troubadour, le Colporteur, le Dissident, l’Hérétique, et le Séducteur."  

L'Association Kokopelli existe toujours parce que le peuple nous a soutenus contre la Terreur d'Etat qui nous aurait sinon impitoyablement écrasés. Nous avons appris aujourd'hui que le Ministère de l'Agriculture a interdit au Potager du Roi (Château de Versailles) de commander des semences chez Kokopelli (ce qu'ils faisaient depuis un grand nombre d'années). Est-ce une nouvelle version du néo-libéralisme? Le Ministère de l'Agriculture va-t-il envoyer une missive à toutes les municipalités petites et grandes, à tous les jardins municipaux et botaniques, à tous les parcs régionaux, pour leur interdire de commander des semences chez Kokopelli? Les collectivités publiques auront-elles Monsanto comme fournisseur agréé et certifié conforme? 
Cela fait plus de dix années que nous sommes harcelés par la mafia semencière et par leurs valets d'Etat. Parce que nous vendons des graines de tomates? Peut-être, mais surtout parce que nous promouvons des dynamiques d'autonomie: le jardinage familial, l'agro-écologie, la production autonome de semences, le soutien aux paysans du Tiers-Monde. 
N'est-ce pas, en fait, cette promotion des Autonomies, en commençant par le jardin potager, que les Autorités reprochent réellement aux "Jeunes de Tarnac", (et à toute une "mouvance" qualifiée "d'anarcho-autonome" ou "d'ultra" afin de détourner l'attention de la crise qui se profile) ? A la question posée par le journal Libération (11 décembre) : "Comment s'expriment leurs velléités terroristes?", le contrôleur général Christian Chaboud, responsable de la lutte antiterroriste, a répondu : "De par leur attitude et leur mode de vie."
L'autonomie serait la preuve d'une tendance au sabotage et au terrorisme? Pathétique. 
Une certaine presse s'est offert le luxe de grands titres lors de l'arrestation musclée des neuf jeunes de Tarnac accompagnée libéralement de télé-réalité. Cette même presse a quelque peu omis de "couvrir" la libération de sept d'entre eux avec les mêmes grands titres. Deux restent en prison: Julien Coupat et Yildune Levy. Je vous invite à consulter l'article publié en ce jour dans l'édition informatique du journal "le Monde" par le philosophe Michel Terestchenko "Non à la banalisation des législations d'exception!". Est-ce normal "que la nuit, toutes les deux heures, la lumière s'allume dans la cellule d'Yldune Lévy"? Est-ce normal qu'elle n'ait toujours pas été entendue par un juge d'instruction après 6 semaines d'incarcération? (Il est vrai que les juges d'instruction seraient sur un siège éjectable. Pour que peut-être l'Etat jouisse d'un peu plus d'Autonomie?)
Sont-ce les "dommages collatéraux" de la lutte anti-terroriste? Mais qui sont les vrais terroristes? Qui sont les vrais saboteurs? Ne sommes-nous pas confrontés à une gigantesque entreprise de sabotage à l'échelle planétaire? La biosphère est en train d'agoniser: pollution et érosion des sols, désertification, éradication de la biodiversité, cancérisation de l'humanité... Le principal coupable est l'agriculture chimique, mortifère et cancérigène. Le principal Terrorisme est Alimentaire: il permet de contrôler les peuples, il a été mis en place, depuis 1945, par les multinationales de l'agro-chimie et de la semence et par tous leurs complices dans certaines hautes administrations des pays Occidentaux. 
Le manifeste "L'Insurrection qui vient" ne serait-il pas le cri de désespoir d'une certaine jeunesse face à l'autisme des Autorités sous le contrôle total de ces multinationales et de quelques empires financiers et économiques? 
Ces multinationales continuent de s'organiser pour s'assurer du contrôle total de la planète et nous remercions tous ceux qui nous ont amené des informations concernant la nature et les agissements du MOMAGRI suite à mon appel à la vigilance. Le MOMAGRI est un "comité bien visible": ne le perdons pas de vue! Par contre, ses finalités réelles ne sont pas tout autant visibles.
Le MOMAGRI, le "Nouvel Ordre Mondial de l'Agriculture", c'est la recette assurée d'un nouveau TGV, un "Terrorisme à Grande Vitesse". Le nec plus Ultra du Terrorisme Alimentaire, une solution certaine pour la Fin dans le Monde. 
Alors, non, je ne soutiens pas des saboteurs de TGV mais par contre, je dénonce les saboteurs de ce permanent "Terrorisme Alimentaire à Grande Vitesse".
Je ne promeus ni la violence (qui reste bien évidemment l'apanage "légal" des dominateurs), ni la non-violence. Mais une question reste entière: A quoi cela mène-t-il les tolérants de tolérer les intolérants? Que chacun tire les leçons du passé. 
J'ai pu lire aujourd'hui que je détournais les fondements de Kokopelli, une association "distribuant des produits à l'ancienne"! Cela fait plus de dix années que je crie haut et fort qu'il ne sert à rien de protéger la biodiversité alimentaire si nous n'avons pas la liberté sociale de l'utiliser. Kokopelli n'est pas tourné vers le passé mais vers le futur. Au coeur de cette extinction d'envergure planétaire, nous voulons préserver des semences pour les oasis du futur, il est vrai, mais nous avons surtout à coeur de lutter pour conserver la liberté sociale de les jardiner et de les jardiner en agro-écologie. 
Au risque de me répéter une énième fois, je réitère la question de Roger Heim en 1965, alors directeur du Muséum d'Histoire Naturelle et président de l'Académie des Sciences: «On arrête les “gangsters”, on tire sur les auteurs de “hold-up”, on guillotine les assassins, on fusille les despotes - ou prétendus tels - mais qui mettra en prison les empoisonneurs publics instillant chaque jour les produits que la chimie de synthèse livre à leurs profits et à leurs imprudences?» Roger Heim avait préfacé l'ouvrage de Rachel Carson "Le Printemps Silencieux" qui dénonçait déjà en 1962 les incroyables méfaits de l'agro-chimie. 
Qui mettra en prison les empoisonneurs publics?
Et au risque que d'aucuns m'accusent encore de mélange de genres, je réitère ce que j'ai exprimé dans mon article "Kokopelli, un joueur de flûte enchantée dans le Rêve de Gaïa": nous sommes spoliés par une confiscation systématique des plantes alimentaires, des plantes médicinales, des plantes sauvages, des plantes shamaniques, des extraits fermentés, du stevia, etc. 
Et j'appelle à une Insurrection totale contre cette interdiction d'accès aux richesses de la biosphère.
Et j'appelle à la révolte des peuples contre cette Terreur d'Etat insidieuse qui nous pourrit la Vie. 
Et je refuse de me calfeutrer dans le camp de ceux "qui ont les mains blanches mais qui n'ont pas de mains", comme le chantait le poète.
Kokopelli-ment vôtre. Dominique Guillet.

J'ai dit, et je maintiens, que je ne suis pas entièrement d'accord avec la vision de "l'Insurrection qui vient". Mais j'en partage le cri de révolte. De même que Dominique dans son domaine, que je comprends d'autant mieux que j'ai un rapport (instinctif) à la terre.


Au-delà des comités de soutiens en eux-mêmes et de la solidarité "politique", une vaguelette est en train d' apparaitre dans certains milieux au-delà de "l'ultra gauche", une question qui pourrait se résumer à "qui sont VRAIMENT les méchants ? ".


L'insurrection est une vague de fond. Saurons-nous transformer la vaguelette en tsunami, ce mouvement qui n'est pas le fait de "révolutionaires" professionels, qui n'a que faire des programmes et des ismes de tous poils, qui refuse les martyrs, les prophètes et les auveurs, qui se fait dans la joie et la jubilation de se retrouver soi-même et de retrouver l'autre, de SE libérer ? Le libre cadre de référence.


Et si nous transformions la prétendue "crise" en cette force motrice dont on nous dépossède chaque jour un peu plus ? Simplement en choisissant d'être une part de la solution, plutôt que du problème.

Se mettre en MOUVEMENT.

Le problème, c'est EUX. Cherchons ensemble les solutions.


Et puis arriveront les politiciens, les "représentants" institutionnels, les élites auto-proclamées, qui essaieront de re-conquérir leurs petits pouvoirs un temps malmenés.


Apprendrons-nous jamais ?






Kit de réparation du Karma


Par Richard Brautigan


  1. 1.Trouves assez de nourriture pour manger 

  2. et mange - la

  1. 2. Trouves une place pour dormir, là où c'est tranquille

  2.  et dors là

    3. Réduis le bruit intellectuel et émotionnel
    jusqu'à ce que tu arrives au silence en toi-même,

  3.  et écoute-le

     

  4. 4.


The Communication Company

Par Didier - Publié dans : freakences
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Mercredi 7 janvier 2009

Johann Hari est journaliste au London Independent. Dans un article repris par Huffington Post, il s'est intéressé à la piraterie qui inquiète tant les gouvernements, au nom de la liberté du commerce. Pratiquement toutes les marines des puissances de ce monde seront représentées au large des côtes de ce pays d'Afrique pour combattre le fléau.


Mais Hariest est du genre à ne pas se contenter de la fable des bons contre les méchants (pirates).

D'abord, il rappelle quelques vérités au sujet de la piraterie (1650 - 1730). Les pirates furent les premiers à se rebeller contre les conditions de vie inhumaines imposées par des capitaines qui avaient le droit de vie et de mort sur leurs équipages. Lorsqu' une mutinerie donnait le contrôle du navire à ceux-ci, ils élisaient le nouveau capitaine, prenaient les décisions collectivement et partageaient de façon égalitaire les revenus. Soit ce que l'historien Marcus Rediker appelle une organisation sociale sans équivalent au XVIII ème siècle.


Retour au XXIème siècle. En 1991, le gouvernement somalien s'effondre laissant ses 9 millions d'habitants dans un état de famine et sans que cela n'émeuve plus que cela les gouvernements si prompts aujourd'hui à défendre la liberté de navigation.

Au contraire, ils virent cela comme une opportunité. De mystèrieux navires, européens, apparurent au large des côtes somaliennes pour déverser des barils de déchets nucléaires. Suite au tsunami de 2005, des centaines d'entre eux s'échouèrent sur les côtes, contaminant la population et provoquant 300 morts.


Dans le même temps, les navires de pêche européens, qui ont depuis longtemps épuisés les ressources dans leur propre zones par sur-exploitation, se sont mis au pillage des eaux somaliennes, ruinant ainsi la petite économie de pêche somalienne.


C'est dans ce contexte qu'est apparue la "piraterie". Des pêcheurs somaliens ont utilisé des hord bords pour dissuader les bateaux pêchant en toute illégalité au large des côtes, ou pour tout au moins, prélever une "taxe". Ils s'étaient baptisés les "Garde-côtes Volontaires de Somalie"


Dans une interview par téléphone, Sugule Ali, un des chefs "pirates" somaliens a déclaré à Johann Hari que leur objectif était "d'arrêter la pêche illégale et l'immersion de déchets dans nos eaux.... Nous ne nous considérons pas comme des bandits des mers. Nous considérons comme tels ceux qui pêchent et immergent des déchets illégalement dans nos eaux, et ceux qui y viennent armés.."


Oui, convient Hariest, certains somaliens ne sont que des gangsters. Mais ajoute-'il, les prétendus pirates somaliens bénéficient du soutien d'une grande partie de la population somalienne, qui les considère comme "une forme de défense nationale des eaux territoriales du pays. " Et de rappeler que, pendant la guerre d'indépendance américaine, George Washington et les Pères Fondateurs ont payé des pirates pour protéger les eaux territoriales américaines, ne disposant pas d'une marine pour le faire.


Qui sont les voleurs et les bandits des mers ?

Par Didier - Publié dans : freakences
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Mardi 6 janvier 2009
Voici le texte intégral de la lettre d'info de l'association Kokopelli de ce mois de janvier. Bravo à eux.



Kokopelli l'Insurgé

L'Insurrection qui vient

En solidarité avec les jeunes de Tarnac, avec Julien Coupat, avec Yildune Levy et avec tant d'autres enfermés dans les prisons de la Terreur d'Etat, Dominique Guillet a placé sur son site Liberterre le manifeste l'Insurrection qui vient.
Cet ouvrage est aussi disponible aux Editions La Fabrique.
A télécharger et à faire connaître sans modération. Pour mémoire, le terme "insurrection" vient du latin insurrectio, -onis « action de s'élever ». Il n'est que trop temps d'élever nos voix et nos volontés afin de proposer des "Autonomies" face au système mortifère des dominateurs.
Prenons en de la graine.

En Solidarité

En solidarité avec les jeunes de Tarnac, et avec tous les jeunes impliqués dans des dynamiques fertiles et constructives visant à promouvoir des Autonomies, l'Association Kokopelli offre gracieusement le quart des places de ses séminaires 2009 à des jeunes de moins de 30 ans actifs dans des "communes", des jardins associatifs, des projets agricoles, etc.
Tous les jeunes intéressés sont invités à présenter une requête auprès de l'Association Kokopelli.

Nouvelle Guerre de l'Ortie

Toujours sur le thème de la Terreur d'Etat, alors que l'état français s'est engagé à diminuer le recours aux pesticides de 50 % sous "X" années (sans plaisanter), les extraits fermentés sont toujours sous la coup de la loi d'orientation agricole de janvier 2006, à savoir que toute information les concernant est punissable de 2 ans de prison et de 75 000 euros d'amende.
Voir le récent communiqué de l'ASPRO: "de qui se moque-t-on?"

Insurrection contre les OGMs

A signaler la sortie de l'ouvrage de Christian Vélot "OGM : Tout s'explique" par les Editions Goutte de Sable.

Insurrection contre l'usage inconsidéré

des nano-technologies

L'Association Kokopelli vous propose le DVD: "le silence des Nanos", un cyber-documentaire sur notre avenir technologique.

Pour les passionnés d'arboriculture

Nous vous informons de la publication de deux ouvrages "La Forêt fruitière" de Maurice Chaudière et "Les soins naturels aux arbres" d'Eric Petiot disponibles chez Kokopelli en ligne ou au siège de l'associaiton.

Nouvel Ordre Mondial de l'Agriculture:

Appel à vigilance

L'Association Kokopelli renouvelle son appel à vigilance vis à vis des agissements de l'organisation dite "MOMAGRI" et qui s'appelait auparavant le "Nouvel Ordre Mondial de l'Agriculture" (sic).
Cette organisation, qui regroupe un certain nombre de multinationales de la semence et de l'agro-alimentaire, est en train de manoeuvrer pour globaliser l'agriculture mondiale et "établir une Politique Agricole et Alimentaire Internationale" sous le prétexte de sauver la paysannerie, sauver les agricultures vivrières, lutter contre la faim dans le monde., etc.
Le comble du double langage et de l'inversion des valeurs. Ce sont ces mêmes qui ont fait de l'agriculture une usine à poisons depuis 60 ans.
Par Didier - Publié dans : 1% libre
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Samedi 27 décembre 2008



Julien reste en prison. Comme Yldune. Sa demande de mise en liberté a été de nouveau refusée hier.

Dormez tranquilles, braves gens, l'Etat veille. L'ennemi intérieur est sous les verrous, ou sous surveillance. L'ennemi extérieur est refoulé aux frontières.


"L'alternative, c'est pas malin, c'est la nuit noire ou le matin..." chantait l'ami Béranger.


La nuit noire, c'est la peur. La peur dont ont besoin les accros du Pouvoir, pour l'asseoir et le garder. Le règne par la terreur. Terreur de l'étranger, de la perte de son emploi, de l'avenir....

Terrorisme d'Etat.



Le matin, c'est quand on ouvre les yeux, avec l'avenir à inventer.

L'alternative, c'est pas malin....



Le 1er et le 2nd numéros de Echos de la Taïga sont parus

Par Didier - Publié dans : freakences
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Vendredi 26 décembre 2008

L'Art, la politique, la "culture" et la spiritualité , tous ces ingrédients étaient présents durant les annés soixante . Et la révolution a échoué...

Ben :Le mot-clef c'est "jusqu'à maintenant" . Si la révolution est permanente, la poursuite de celle- ci l'est encore plus.



J'ai été en contact avec une femme anarchiste américaine aux Etats-Unis. Elle a dit "Aucun d'entre nous, je dirai, n'est né révolutionnaire, mais l'est devenu à travers un cheminement, des moments charnières, des mentors, des mouvements sociaux et ainsi de suite."

La question est : comment radicaliser des personnes en dehors des minuscules (et divisés) mouvements radicaux/anarchistes , si nous considérons que la révolution viendra par le bas ?

Ben :Si nous "arrêtons" de penser en idéalogie, mais en terme de faits, nous pouvons atteindre la masse. Par exemple, si nous tirons la conclusion que l'effondrement actuel de l'économie était inévitable du fait de la nature même du capitalisme, nous pouvons faire en sorte que d'autres voient et soient plus ouvert à des alternatives réelles. Beaucoup de chose, comme l'esclavage salarié, ont conduit à une compréhension plus radicale au siècle dernier.
Mais encore une fois, une critique spirituelle/politique est prépondérante. Le matérialisme est une voie à sens unique.


Eric Noble, "l'archiviste" digger a publié une importante somme de souvenirs, mémoires, histoires du mouvement Digger et de la contre culture des années soixante. Il dit "Pour nous assurer que notre histoire survive aux tendances inévitables du révisionnisme, il est d'une importance cruciale que nous déveleppions nos propres versions de ce qui est arrivé et pourquoi."

"La Nimérisation de la Pensée est la Préservation de la Pensée". (Marcus Del Greco)

Toi- même :" Je suppose que je vais commencer par faire connaitre notre histoire aux gens et puis commencer à partir de là" "

A quand une histoire numérisée de Black Mask/The Family /UATWMF ?

Ben :Je suis d'accord. C'est pourquoi je suis ré-apparu publiquement. Quelques grands évènements des années soixante Woodstock, nous avons cisaillé la clôture. Columbia, Nous avons occupé un bâtiment. L'opposition à la guerre, nous avons pris d'assaut le Pentagone. La contre culture, nous avons pris le Fillmore East. Nous avons fait du Lower East Side notreCasbah. Nous avons travaillé avec les mouvements de lutte des noirs . les Panthers m'ont demandé d'être Vice Président (j'ai refusé ).Les Diggers ne sont pas les seuls à vouloir préserver l'histoire. Mais je suis réticent à me consacrer à cela (en tant que projet médiatique)
Ce qui est davantage le style Digger. Les luttes sont DEVANT nous. Les idées sont des armes  Pas seulement une auto-glorification  (Ce qui est aussi davantage leur style). 



Je suis d'accord aussi. L'histoire comme auto-glorification est inutile. Les dénommées "années soixante" sont une pure usine à idées et un terrain d'expérimentation. Cela n'a aucune importance de savoir si les Diggers, les MF , Leary et tous les autres avaient "raison" ou non. Le truc, c'est: voilà ce qui s'est vraiment passé à NYC, Austin , Kent States.... Nous avons besoin d'une vision générale de l'époque et des mouvements afin d'éviter une compréhension simpliste (ex, sexe, drogues et rock'n'roll) et le révisionnisme.

Je pense que nous ne sommes pas dans une période pré-révolutionnaire mais dans une période contre révolutionnaire. C'est sûr que les luttes sont devant nous, mais nous avons besoin de racines où nous mourrerons d'inanité spirituelle et politique. Nos racines sont diverses et aussi anciennes que la pensée anarchiste et la contre culture des années soixante aux USA en fait partie intégrale. Vous, les gens qui avez vécu cette époque devez trannsmettre vos expériences aux générations suivantes. HUGH !
Ben :D'accord sur l'autoglorification. Je la considère comme un "piège attirant" . Mais quant à savoir si nous sommes dans une période pré-révolutionnaire ou contre-révolutionnaire, j'opte pour le premier. Absolument révolutionnaire. & nous devrions agir en conséquence. Tout est ouvert. Le communisme a disparu et le capitalisme est discrédité (vu tel qu'il est réellement, l'AVIDITE incarnée) . Des alternatives attendent d'être clarifiées Tle modèle de coopération est tentant, non? Kropotkin re-visité. ? Mettons-nous au travail. 


A suivre....

Par Didier - Publié dans : A bâton rompu
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Lundi 22 décembre 2008



Activist Trauma Support est "destiné en premier lieu aux activistes politiques qui pourraient être blessés au cours de leurs activités politiques, ou qui seraient sujets à d'autres problèmes de santé mentale liés à leur activisme."


"Si nous comptons continuer à résister et à y prendre du plaisir, nous devons absolument prendre soin de nous-mêmes et de ceux qui nous entourent. La question touche à la fois les niveaux mental et physique. "


A lire Survivre aux effets secondaires de la lutte des classes. par le Dr. Ruthless Comment étiquette-t'on de "maladies mentales" des formes de réactions à l'oppression et au mal-être, comment y fire face et comment les éviter.


Et un conseil de traitement préventif :


"Et le plus important : soyez bons avec vous-mêmes et avec les autres - ce système pourri jusqu'à la moelle ne le sera pas pour vous."

Par Didier - Publié dans : 1% libre
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Samedi 20 décembre 2008



Le juge des libertés et de la détention (JLD) s’est prononcé en faveur de la remise en liberté de Julien. Mais l'Etat ne veut pas lâcher son os. Il a sorti du fond de sa niche le "référé-détention"qui, contrairement à l'appel, est suspensif. Julien restera donc en prison en attendant que la chambre de l’instruction statue mardi sur ce référé.



Le comité de soutien aux inculpés du 11 novembre organise 10 jours d'agitation contre les lois antiterroristes, du 15 au 25 Janvier

Contact : soutienconcerts.tarnac(at)gmail. com





Une très intéressante interview de Eric Hazan, éditeur à La Fabrique, maison d'édition indépendante , qui mérite ce nom, et auteur de plusieurs ouvrages dont Chronique de la Guerre civile (2004) et LQR : la propagande du quotidien (2006).



"Quand on parle de violence aujourd’hui, on pense aux mecs en fin de manifestations qui cassent des vitrines. Mais la violence qui s’exerce contre la population, contre les SDF, contre les sans-papiers et contre les exclus est incomparablement pire que celle qui touche trois vitrines et deux bagnoles… Quand on évoque la violence, il faut savoir de quoi on parle. "



Aller au racines de l'injustice, de la violence, ce n'est que cela être radical. - du latin radix, racine. Ce qui suppose la transformation profonde de l'organisation politique, sociale et économique, en rejetant le réformisme qui ne s'attaque qu'à quelques symptômes.



"Le sarkozysme a fait voler en éclat cette prétendue alternance, tirant au fond toujours à droite. Cette illusion n’est plus. Et l’actuelle déréliction socialiste en est une des conséquences. "



Eric Hazan est optimiste. Cette illusion est encore très largement majoritaire, même si cette affaire servira à ouvrir les yeux de quelques-un(e)s. Nous savons comment elle se terminera. Par un flop judiciaire, mais aussi par un flop politique. Un match nul, en quelque sorte, même si l'on se félicitera du "recul" du pouvoir.


Tout restera à faire. 
Par Didier - Publié dans : freakences
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Vendredi 19 décembre 2008

J'ai retrouvé traces de Ben Morea en travaillant sur le chapitre Black Mask/ The Family/Mother Fucker. Et nous avons engagé un échange de durée et de sujets indéterminés qui sera retranscrit au fil du temps sur le radicalisme et l'anarchie, sur la spiritualité, l'art, les diggers, et tout autre sujet qu'apporteront les détours dela conversation, l'un de nous, ou même un(e) lecteur/lectrice qui voudrait entrer dans la conversation.


Tout cela est copyleft, comme le reste, et peut-être reproduit comme bon vous semble.






Qu'est-ce que tu as fait toutes ces années , Est-ce que tu peins encore ?
Ben : Oui, je peins toujours. J'ai été aussi en relation étroite avec les indiens d'Amérique (38 ans) dans le cadre d'une quête spirituelle qui continue
Les mouvements artistiques radicaux et anarchistes ont toujours eu une base spirituelle, bien que mal définie.


J'aimerais développer cette question sensible. En France, les mouvements radicaux explique seulement la religion à travers son rôle social et son évolution historique et sont très "matérialistes", sans une base spirituelle semblable. . "Spirituel" est un terme tabou.

Ben : ABSOLUMENT--une question difficile -- pleine de pièges. J'essaie de comprendre ce problème complexe depuis de nombreuses années maintenant, mais je suis convaincu qu'elle est la clé de la prochaine REVOLUTION si tu ne crains pas les contradictions. Le matérialisme, à la fois le communisme et le capitalisme, sont trop unidimensionnels (et ennuyeux) particulièrement au vingt-et unième siècle. L'avenir c'est vraiment maitenant.                                      
Connais-tu Jean Jacques Lebel? Il a séjourné avec moi à New York City dans les années 60. Est-il encore en vie?


Oui, Jean Jacques Lebel est encore en vie et en bonne santé.
http://www.lepeuplequimanque.org/corps-insurges/mercredi-5-novembre-2008
Je profite de l'occasion pour que tu nous parles de la relation entre l'art & la révolution, une autre question majeure, je pense. Et dis-nous en un peu plus au sujet de Lebel.

Ben :L'art et la révolution . Ils sont frères. Les deux viennent du même besoin de l'homme de comprendre le monde dans lequel il vit et (en même temps) de le CHANGER. Je pense que c'était purement un accessoire (négatif) pour quelques-uns de l'I.S.[Internationale Situationniste]. Une cible facile. Mais nous pensons qu'il est essentiel , une des rares fenêtres dont nous disposons sur la Création elle-même. Une respiration pure .  Concernant J.J Lebel, il est venu à New-York à la fin des années 60 et a séjourné avec moi.. Tout comme un émissaire de l'I.S , du groupe anglais "King Mob" et aussi un de Zengakauren. Du milieu artistique, une femme italienne "Nanda"et un des membres dadaïstes vivant à N. Y Richard Huelsenbeck.

 



La Politique, l'Art, la Spiritualité, les trois ingrédients nécessaires et inséparables por une révolution totale ? ,

Ben : Je dirais art, politique, "culture" et spiritualité (considérant l'art comme une part de la culture, mais non sa totalité)



A suivre....

Par Didier - Publié dans : A bâton rompu
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