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Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 11:24

Analyses, documents sur le mouvement d'occupation aux Etats-Unis

Un nouveau chapitre est ouvert

Par Didier - Publié dans : Occupy !
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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 09:36

 

7 Novembre 2011

 

COMMUNIQUE A EGT (Export Grain Terminal) DE OCCUPY OAKLAND CONCERNANT LA FERMETURE DU PORT D’OAKLAND EN SOLIDARITR AVEC LES DOCKERS DE LONGVIEW, WASHINGTON


A: EGT
CC:Alberto Weisser, PDG, Bunge Ltd,
CC:Eizo Kobayashi, Président Itochu Corporation
CC:Kang Duk-soo, Président , STX Pan Ocean

 

Comme tout le monde le sait déjà, y compris EGT (Export Grain Terminal), le mercredi 2 novembre , 100 000 habitants, familles de travailleurs, enfants, étudiants et participants de Occupy Oakland ont manifesté et fermé spectaculairement le Port de Oakland dans le cadre de notre Grève Générale. Occupy Oakland a voté une résolution pour tenir cette marche historique en solidarité avec les Dockers de Longview, Washington dont les vies et le travail ont été bouleversées et anéanties par les pratiques affairistes de EGT.

 

Bunge Ltd, une société qui enregistre systématiquement des milliards de dollars de profits, détient une participation majoritaire dans EGT et entretient des liens directs avec les banques de Wall Street et la finance internationale. EGT représente le 1% et le mouvement d’occupation s’est engagé à arrêter ce 1%.

 

La résolution de Occupy Oakland en vue de fermer le port a été votée de manière à exprimer, à travers l’action direct et un coût pour le monde des affaires, notre ferme consamnation des pratiques de EGT à Longview et notre engaement à nous tenir aux côtés des ouvriers du port qui résistent contre ces pratiques.

 

La fermeture totale du Port de Oakland comme protestation contre EGT a été diffusée dans tout le pays et le monde entier. Maintenant, d’innombrables personnes à travers le monde sont au courant de ce que EGT, et particulièrement Bunge Ltd, a fait subir aux droits syndicaux des ouvriers du port à Longview, Washington et pourquoi cela a décidé des dizaines de milliers de personnes ici à Oakland à fermer le port. Nous vous avons dévoilé.

 

Non seulement cela, mais nous avons fait perdre des millions de dollars au Port of Oakland en manifestant contre les pratiques de EGT. Ce n’est pas seulement tout le Port de Oakland qui a été bloqué par des milliers de personnes mais également les lignes de chemins de fer et les camions de transport de containers qui ont servi au blocage.

 

Quand EGT s’est attaqué aux droits syndicaux des ouvriers du port, nous avons regardé. Quand des briseurs de grève ont été envoyés sur les quai à Longview , nous avons regardé .Quand les ouvriers du port ont résisté, nous avons applaudi. Quand ils ont été violemment réprimé et arrêtés, nous nous sommes mis en colère et sommes entrés dans l’action.

 

Le blocage historique du port de Oakland du 2 novembre par des milliers de personnes est notre réponse à ce que EGT a fait subir aux dockers de Washington- nous pensons qu’une attaque contre le gagne-pain des ouvriers du port et de leurs familles qui ont été durement touchés par vos pratiques est une attaque contre tous dans le mouvement Occupy Oakland

 

Alors que EGT continue ses attaques contre le syndicat ses procès et sa répression contre les ouvriers du port à Washington, nous voulons que vous sachier que Occupy Oakland vous regardera encore. Nous avons fait des recherches sur EGT et nous savons qui vous êtes. Nous sommes au courant au sujet d’une série de sociétés de capital risques destructrices dans lesquelles votre société est impliquée ici aux Etats-Unis et dans des pays comme l’Argentine.

 

Que la fermeture des Ports de Oakland par des dizaines de milliers de manifestants le mercredi 2 novembre soit un message fort pour vous- quand nous nous déclarons solidaires avec les ouvriers du port, nous le sommes vraiment.

Bas les pattes des ouvriers du port de Longview Washington!

 

Communiqué Occupy Oakland

 

strike-called.jpg

 

 

Et Appel à la grève générale à Dallas

 

Extrait du communiqué de Occupy Dallas

 

"Nous appelons chacun(e) à s’engager dans une Grève Générale le 30 novembre 2011. Nous demandons à tou(te)s de :

Se retenir d’acheter ou de vendre tout viens ou services, comprenant, mais non limités à, tout produit pétrolier, biens de consommation ou transactions bancaires, de 12H01 à 23H59 le 30 novembre 2011

Se retenir de tout travail salarié de 12H01 à 23H59 le 30 novembre 2011 en excluant les personnes qui fournissent des services de première nécessité ou d’urgence

De rejoindre ou de former des groupes locaux pour manifester pacifiquement

 

http://occupywallst.org/article/dallas-calls-general-strike-nov-30th/

Par Didier - Publié dans : Occupy !
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Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 15:57

 

Texte intégral d’une analyse de Ken Knabb

 

Jimmy-Thumb.jpg Votre voix a été achetée et payée  

Poster par Jimmy

 

Le réveil de l’Amérique

 

Une situation radicale est un réveil collectif (…) Dans de telles situations, les gens s’ouvrent à de nouvelles perspectives, remettent en question leurs opinions, et commencent à y voir clair dans les escroqueries habituelles. (…) Les gens apprennent plus de choses sur la société en une semaine que pendant des années passées à étudier les “sciences sociales” à l’université ou à se faire endoctriner par des campagnes à répétition de “sensibilisation” progressiste. (...) Tout semble possible, et beaucoup de choses le deviennent effectivement. Les gens n’arrivent pas à croire qu’ils ont tant supporté auparavant, “en ce temps-là”. (…) La consommation passive est remplacée par la communication active. Des étrangers entrent en conversation animée dans la rue. Les débats ne s’arrêtent jamais, des nouveaux venus remplaçant continuellement ceux qui partent pour se livrer à d’autres activités ou pour essayer de prendre un peu de sommeil, bien qu’ils soient généralement trop excités pour dormir longtemps. Tandis que certains succombent aux démagogues, d’autres commencent à faire leurs propres propositions ou à prendre leurs propres initiatives. Des spectateurs sont attirés dans le tourbillon et connaissent des transformations d’une rapidité étonnante. (…) Les situations radicales sont ces moments rares où le changement qualitatif devient vraiment possible. Bien loin d’être anormales, elles laissent voir à quel point nous sommes, la plupart du temps, anormalement refoulés. À la lumière de celles-ci, notre vie “normale” ressemble au somnambulisme.
—Ken Knabb, La joie de la révolution

 

Le mouvement des “occupations” qui se répand à travers le pays depuis quatre semaines est d’ores et déjà l’explosion radicale la plus significative en Amérique depuis les années 60. Et il ne fait que commencer.

Cela a démarré le 17 septembre lorsque plus de 2000 personnes se sont rassemblées à New York pour “occuper Wall Street” afin de protester contre la domination toujours plus évidente d’une élite économique ultra-minoritaire sur les 99% de la population. Les participants occupèrent un parc près de Wall Street (rebaptisé Place de la Liberté en guise de salut envers l’occupation de la Place Tahrir en Egypte) et formèrent une assemblée générale qui fut reconduite chaque jour suivant. Bien qu’au départ totalement ignorée par les principaux médias, cette action inspira rapidement des mouvements d’occupation similaires dans des centaines de villes à travers le pays et d’autres dans le monde entier.


La classe dominante ne sachant pas d’où venaient les coups qui la frappaient s’est mise immédiatement sur la défensive tandis que les medias serviles tentaient de déprécier le mouvement en lui reprochant de ne pas avoir de revendications précises et d’être incapable de formuler un programme. Les participants ont bien sûr exprimé de nombreux griefs, assez évidents pour qui a prêté un peu d’attention à ce qui se passe dans le monde. Mais ils ont sagement évité de se limiter à une ou quelques revendications précises, parce qu’il est devenu de plus en plus évident que chaque aspect du système pose problème et que tous ces problèmes sont liés. Au contraire, reconnaissant que la participation populaire est le moyen essentiel pour parvenir à une solution réelle, l’assemblée de New York a émis une proposition d’une simplicité désarmante quoiqu’éminemment subversive, incitant les peuples du monde à “exercer votre droit de vous assembler pacifiquement; occuper l’espace public; créer un processus pour aborder les problèmes qui se posent et faire naître des solutions accessibles à tous. (...) Rejoignez nous et faites vous entendre!”


Ce mouvement laisse tout aussi désemparés tous les “radicaux” doctrinaires qui restent à distance, prédisant frileusement qu’il sera récupéré ou lui reprochant de ne pas avoir adopté d’emblée les positions les plus radicales. Ils devraient pourtant savoir que la dynamique des mouvements sociaux est bien plus importante que leurs positions idéologiques affirmées. Les révolutions sont nées de processus complexes de débats sociaux et d’interactions qui atteignent une masse critique et déclenchent une réaction en chaîne — processus fort semblables à ce que nous vivons en ce moment. Le slogan des 99% n’est peut être pas une “analyse de classe” très précise, mais c’est une approximation suffisante pour commencer; une excellente manière pour couper court à tout le jargon sociologique traditionnel et souligner le fait qu’une vaste majorité de gens est asservie à un système régi par et pour une petite minorité dominante. Et il cible justement les institutions économiques plutôt que les politiciens qui n’en sont que les laquais. Les griefs innombrables ne constituent peut-être pas un programme cohérent mais, pris dans leur ensemble, ils impliquent la nécessité d’une transformation fondamentale du système. La nature de cette transformation se clarifiera à mesure que la lutte se développera. Si ce mouvement finit par contraindre le système à adopter quelques réformes importantes — dans un esprit de “New Deal” — ce sera toujours ça de pris, et cela créera les conditions permettant de pousser les choses plus avant, plus facilement. Et si le système se montre incapable de produire de telles réformes, cela forcera les gens à chercher des alternatives plus radicales.


Quant à la “récupération”, il y aura évidemment de nombreuses tentatives de manipuler ce mouvement ou d’en prendre les rênes. Mais je ne pense pas qu’elles y parviennent facilement. Dès le début, ce mouvement des occupations à été résolument participatif et anti-hiérarchique. Les décisions des assemblées générales sont prises de manière scrupuleusement démocratique, le plus souvent par consensus. Un procédé qui peut parfois être pesant mais qui a le mérite de rendre les manipulations presque impossibles. En fait, la vraie menace est tout autre: L’exemple de la démocratie directe menace toutes les hiérarchies et divisions sociales y compris celles qui existent entre les travailleurs et les bureaucraties syndicales, entre les chefferies politiques et leurs adhérents. C’est pourquoi tant de politiciens et de bureaucrates syndicaux essaient de prendre le train en marche. C’est une preuve de notre force et non de notre faiblesse. (C’est lorsque nous nous laissons couillonner à monter dans leurs wagons que la récupération réussit).


Les assemblées peuvent, bien sûr, admettre de collaborer avec tel ou tel groupe politique pour une manifestation ou avec tel syndicat pour une grève, mais la plupart prennent soin que la distinction reste claire, et presque toutes se sont franchement tenues à distance des deux principaux partis.

Bien que ce mouvement soit éclectique et ouvert à tous, on peut dire sans risque d’erreur que son esprit est très fortement anti-autoritaire, tirant son inspiration non seulement des récents mouvements populaires d’Argentine, Tunisie, Egypte, Grèce, Espagne et autres pays, mais aussi des théories et tactiques anarchistes et situationnistes. Comme l’éditeur d’ “Adbusters” [Casseurs de pub] (un des groupes qui ont contribué à déclencher le mouvement) le fait remarquer:

“Nous ne sommes pas inspirés seulement par le récent printemps arabe. Nous avons étudié le mouvement situationniste. Ce sont les gens qui ont fait naître ce que beaucoup considèrent comme la première révolution globale, en 1968, quand le soulèvement de Paris inspira des insurrections dans le monde entier. Soudain les universités et les villes explosaient. C’était dû à un petit groupe de gens, les situationnistes, qui furent comme la colonne vertébrale philosophique du mouvement. Un des personnages clé était Guy Debord qui a écrit La société du spectacle. L’idée était que si vous avez un “meme” assez puissant — autrement dit, une idée assez forte — et que le moment est mûr, ça suffit à déclencher une révolution. C’est de ce mouvement que nous sommes issus.”

De fait, la révolte de mai 68 en France fut aussi un “mouvement des occupations”. L’un de ses aspects les plus remarquables fut l’occupation de la Sorbonne et de nombreux autres bâtiments publics, qui inspirèrent l’occupation des usines dans tout le pays par plus de dix millions de grévistes. (Inutile de dire que nous sommes encore très loin de cela, qui ne pourrait se produire que si les travailleurs américains échappaient à la tutelle de leurs bureaucraties syndicales et menaient une action collective de leur propre chef, comme cela se passa en France.)


Alors que le mouvement se répand dans des centaines de villes, il est important de noter que chaque nouvelle occupation et assemblée reste totalement autonome. Bien qu’inspirées par l’occupation de Wall Street, elles ont toutes été créées par des gens dans leurs propres communautés. Aucune personne ou groupe extérieur n’a de contrôle sur ces assemblées. Ce qui est bien ainsi. Lorsque les assemblées locales sentiront la nécessité pratique de se coordonner, elles le feront. En attendant, la prolifération de groupes et d’actions autonomes est plus saine et plus fructueuse que cette “unité” ordonnée d’en haut à laquelle nous appellent sans relâche les bureaucrates. Plus saine, parce qu’elle rend la répression plus difficile: si l’occupation dans une ville est écrasée (ou récupérée) le mouvement sera toujours vivant dans des centaines d’autres. Plus fructueuse, parce que cette diversité permet l’expérience et la comparaison d’un plus grand nombre d’idées et de tactiques.


Chaque assemblée a son propre mode de fonctionnement. Certaines pratiquent le consensus, d’autres le vote majoritaire, d’autres encore une combinaison des deux (par exemple: une pratique du “consensus modifié” qui ne requiert que 90% d’accord). Certaines restent strictement respectueuses de la loi, d’autres s’engagent dans diverses sortes de désobéissance civile. Elles créent différents comités ou groupes de travail pour s’occuper de questions précises, et diverses méthodes pour s’assurer de la loyauté des délégués et porte-paroles. Elles décident de la manière de se comporter avec les medias, la police et les provocateurs, et de la façon de se comporter avec d’autres groupes. Bien des modes d’organisation sont possibles; l’essentiel c’est que les choses restent transparentes, démocratiques et participatives, et que toute tendance à la hiérarchisation ou à la manipulation soit immédiatement démasquée et rejetée.


Un autre aspect intéressant de ce mouvement est que, en contraste avec de précédents mouvements radicaux qui consistaient en une réunion pour une action un jour précis puis se dispersaient, les occupations actuelles s’installent en permanence. Elles s’installent dans le long terme, pour avoir le temps de laisser pousser des racines et expérimenter toutes sortes de possibilités.


Il faut y participer pour comprendre ce qui s’y passe. Tout le monde ne peut pas passer des nuits à occuper des lieux, mais presque tous peuvent prendre part aux assemblées. Sur le site Occupy Together on peut se renseigner sur les occupations en cours et celles qui sont programmées dans plus de mille villes aux USA et plusieurs centaines dans le monde.


Les occupations rassemblent toutes sortes de gens venant de milieux très différents. Cela peut être une expérience nouvelle et possiblement déstabilisante pour certains, mais il est impressionnant de voir à quel point les barrières tombent lorsqu’on travaille en commun à un projet collectif passionant. Les méthodes du consensus peuvent, au début, sembler fastidieuses, en particulier si l’assemblée utilise la technique du “micro populaire” (où l’assemblée répète à voix haute chaque phrase de celui qui parle afin que tous puissent entendre). Mais elles ont l’avantage d’encourager les gens à parler brièvement et ne pas s’éloigner du sujet, et après un petit moment, on prend le rythme et on commence à apprécier le fait que chacun se concentre sur chaque phrase et que chacun ait une chance de s’exprimer et voir ses préoccupations trouver une écoute respectueuse chez les autres.


Au fil de ce processus, on commence à goûter une nouvelle vie; la vie que nous pourrions avoir si nous n’étions pas coincés dans un système social aussi absurde qu’anachronique. Tant de choses se passent, si vite, qu’on trouve à peine les mots pour le dire. Ce qu’on ressent, c’est: “Je n’arrive pas à y croire! Finalement, ça y est — ou au moins ça pourrait y être — ce que nous attendions depuis si longtemps, le réveil humain dont nous rêvions mais dont nous doutions qu’il se produise de notre vivant.” Maintenant c’est là et je sais que je ne suis pas le seul à verser des larmes de joie. Une femme prenant la parole dans la première assemblée d’Oakland dit: “Je suis venue ici aujourd’hui, non seulement pour changer le monde, mais pour me changer moi-même”. Je pense que chacun des présents comprit ce qu’elle voulait dire. Dans ce splendide nouveau monde, nous sommes tous des débutants. Nous allons tous faire des tas d’erreurs. Il faut bien s’y attendre. Mais ça ne fait rien. Oui, c’est nouveau pour nous. Mais dans ces conditions nous apprendrons vite.


À la même assemblée quelqu’un brandissait un écriteau qui disait: “Il y a plus de raisons d’être enthousiaste que d’avoir peur”.


BUREAU OF PUBLIC SECRETS
15 octobre 2011

http://www.bopsecrets.org/French/awakening.htm

Par Didier - Publié dans : Occupy !
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Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 15:44

Traduction intégrale de la présentation de Occupy Wall Street.org

 

Occupy-Wall-St-logo.png

A propos

OccupyWallSt.org est l’outil en ligne officieux de facto du mouvement grandissant d’occupations survenu à Wall Street et à travers le monde. Nous sommes un groupe d’affinité engagé à apporter un soutien technique au mouvements de résistance Nous ne sommes pas un sous-comité de l’Assemblée Générale de New York City - NYCGA – ni affiliés avec Adbusters, anonymous ou tout autre organisation.


Occupy Wall Street est un mouvement animé par le peuple qui a débuté le 17 septembre 2011 à Liberty Square dans la Quartier Financier de Manhattan, et qui s’est répandu à travers plus de 100 villes aux États-Unis et à travers des actions dans plus de 1500 villes dans le monde. #ows se bat contre le pouvoir corrosif des grandes banques et des sociétés multinationales envers le processus démocratique et contre le rôle de Wall Street, qui a créé un effondrement économique causant la plus importante récession depuis des générations. Le mouvement s’est inspiré des soulèvements populaires en Égypte et en Tunisie et à pour but de dénoncer comment le 1% des personnes les plus riches édicte les lois d’une économie mondiale injuste qui hypothèque notre avenir.

Les occupations à travers le monde sont organisées sur la base d’un consensus non contraignant fondé sur un outil de prise de décision collective connu sous le nom de "assemblée populaire". Pour en apprendre davantage sur l’utilisation de ce procédé pour organiser votre communauté locale afin de combattre les injustices sociales lisez s’il vous plaît ce Guide sommaire sur les dynamiques de groupes en assemblée populaire

Communiqué de Presse de Juillet

Le 13 Juillet 2011, le groupe Adbusters a oublié cet appel Occupons Wall Street !

En solidarité, et en réponse à cet appel, un groupe d’organisation a été formé [occupywallst.org], et un site d’échange d’information créé. La participation de toute personne, et de toute organisation, intéressée pour rendre les USA à ses citoyen(ne)s, est la bienvenue.

Notre nation, notre espèce et notre monde sont en crise. Les USA ont un rôle important à jouer dans la solution, mais nous ne pouvons pas permettre plus longtemps que l’avidité des milieux financiers et que la politique corrompue décide des orientations de notre nation.

Nous, le Peuple des États-Unis d’Amérique, considérant la crise économique en cours, réaffirmons aujourd’hui notre contrôle souverain sur notre pays.

Vive la Solidarité !


http://occupywallst.org/about/

Par Didier - Publié dans : Occupy !
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Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 15:18

 

Au début, en Etats-Unis, fut l’appel de Adbusters, le 13 juillet dernier, dont voici la traduction intégrale.

 

Adbusters , 13 Jul 2011

 

adbusters_blog_occupywallst.jpg


 

Etes-vous prêts pour un moment Tahir ?

Le 17 septembre, répandez vous dans Lower Manhattan, installez des tentes, des cuisines, des barricades pacifiques et occupez Wall Street



Bon, vous les 90 000 rédempteurs, rebelles et radicaux là-bas,


Un changement dans les tactiques révolutionnaires est en cours en ce moment même à l’échelle du monde qui laisse bien augurer pour le futur. l’esprit de ce tactique nouvelle , un mélange de Tahrir avec les acampadas d’Espagne est capturé dans cette citation:

 

"Le mouvement anti-mondialisation a été la première étape sur la route. Jusqu’à maintenant, notre modèle était d’attaquer le système comme une meute de loups Il t avait un mâle alpha, un loup qui menait la meute et ceux qui suivaient derrière. Maintenant le modèle a évolué. Aujourd’hui nous sommes une unique et immense foule."
— Raimundo Viejo, Université Pompeu Fabra
Barcelone, Espagne

La beauté de cette nouvelle formule, et ce qui rend enthousiasmante cette nouvelle tactique, est sa simplicité pragmatique: nous parlons entre nous dans différents rassemblements physiques et des assemblées populaires virtuelles … nous nous concentrons sur ce que sera notre revendication commune, une revendication qui éveillera l’imagination et qui, si elle est satisfaite, nous propulsera vers la démocratie radicale du futur … et alors, nous sortons et prenons un parc avec une signification symbolique et posons notre cul dans la balance pour que cela arrive.

Le moment est venu de déployer ce stratagème naissant contre le plus grand corrupteur de notre démocratie : Wall Street, la Gomorrhe financière de l’Amérique .

 

Le 17 Septembre, nous voulons voir 20 000 personnes inonder lower Manhattan, installer des tentes, des cuisines, des barricades pacifiques et occuper Wall Street pour quelques mois. Une fois là, nous répéterons inlassablement notre unique revendication dans une pluralité de voix.

 

Tahrir a connu le succès en grande partie parce que le peuple d’ Égypte a posé un ultimatum simple et direct – Mubarak doit partir – encore et encore jusqu’à ce qu’il gagne. En suivant ce modèle, quelle est notre revendication pareillement simple?

 

Le candidat le plus intéressant que nous avons entendu jusqu’à maintenant est celui qui ira au cœur de la raison pour laquelle le système politique américain ne mérite pas actuellement le nom de démocratie: nous demandons que Barack Obama ordonne une Commission Présidentielle chargée de mettre fin à l’influence qu’a l’argent sur nos représentants à Washington. Le temps est venu pour une DEMOCRATIE PAS UNE CORPORATOCRATIE, sans cela nous sommes condamnés.

 

Cette revendication semble refléter l’humeur nationale actuelle parce que se débarrasser de la corruption à Washington est quelque chose à laquelle tous les américains, de droite comme de gauche, aspirent et peuvent soutenir. Si nous pouvons tenir bon, au nombre de 20 000, semaine après semaine malgré les efforts de toutes les polices et de la Garde Nationale pour nous expulser de Wall Street, il sera impossible pour Obama de nous ignorer. Notre gouvernement sera obligé de faire publiquement le choix entre la volonté du peuple et le fric des grandes sociétés .

 

Cela pourrait marquer le début d’une nouvelle dynamique sociale en Amérique, une étape au-delà du mouvement du Tea Party, où, au lieu de se sentir impuissant devant la structure actuelle du pouvoir, nous le peuple, commençons à obtenir ce que nous voulons, que ce soit le démantèlement de la moitié des 1 000 bases militaires américaines à travers le monde ou le rétablissement de la loi Glass-Steagall Act ou encore l’abolition du fait des trois grèves après lesquelles vous êtes considérés comme des criminels par les entreprises. En commençant par une unique revendication simple – une commission présidentielle pour séparer l’argent de la politique – nous commencerons à fixer l’ordre du jour pour une nouvelle Amérique

 

Envoyez vos commentaires et aidez- vous les uns les autres à vous concentrer sur ce que sera notre revendication. Et ensuite, prenons notre courage à deux mains, empaquetons nos tentes et en route pour Wall Street pour un 17 Septembre revanchard

 

Pour la liberté,
Culture Jammers HQ

http://www.adbusters.org/blogs/adbusters-blog/occupywallstreet.html

Par Didier - Publié dans : Occupy !
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Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 15:08

 

Eric-Thumb.jpg

Poster par Eric

 

Freakence ne pouvait pas rester insensible au mouvement d’occupations américains. Il reprend donc un peu de vigueur via la catégorie Occupy ! qui occupera (bien sûr) le blog dans les semaines, et j’espère, les mois à venir.

Des textes fondateurs, des analyses, des nouvelles, des liens....

Tous les documents édités ici sont copyleft. Vous pouvez non seulement les reproduire, mais être encouragé(e)s à le faire.

Par Didier - Publié dans : Occupy !
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Vendredi 7 octobre 2011 5 07 /10 /Oct /2011 16:26

 

Occupy Wall Street (OWS)

 

OccupyWallStflyer-color.jpg


 

Le point de départ, avec la publication de l’appel Occupy Wall Street le13 Juillet dernier par le groupe Adbuster

Le mouvement a essaimé dans de nombreuses villes US.

Le site officiel de l’Assemblée Générale de New York City


 

Stop The Machine

 

"Le 6 Octobre 2011, des milliers d’américains s’assembleront sur Freedom Plaza, à Washington DC pour prendre le contrôle de notre pays et de nos vies. Nous occuperons la place et tiendrons une Assemblée du Peuple où nous inventerons des solutions justes et durables aux crises que nous traversons, demanderons que ces solutions soient examinées et que les souhaits du peuple soient satisfaits. Nous préparerons et mettrons en place des actes créatifs de résistance civile et exigerons que nos droits et libertés inaliénables soient préservés, et que nos enfants se vient offrir la chance de vivre en paix, de respirer un air pur et de cultiver des aliments sains et naturels. "

Les crises sont déclinés en 15 thèmes de débat allant du militarisme aux droits des travailleurs, en passant par le logement, l’éducation et la santé.


 

US Day Of Rage dénonce la corruption du système politique américain et ses liens avec le milieu de la finance . L’organisation réclame, à travers des manifestations non-violentes et des assemblées populaires, un ajout constitutionnel garantissant l’intégrité des élections et du gouvernement. Elle demande en particulier le principe de "Un(e) citoyen(ne) Un dollar Un Vote". Le financement de la campagne électorale serait limité à 1$ par personne, excluant ainsi le versement d’argent par les personnes morales.

Le mouvement s’est développé dans 46 villes américaines. Il soutient et participe au mouvement Occupy Wall Street

Par Didier - Publié dans : freakences
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Vendredi 29 juillet 2011 5 29 /07 /Juil /2011 08:03

 

 

Berg.jpg

 

Peter Berg est mort.

 

Peter était un membre de la San Fransisco Mime Troupe de R.G Davis . On dit qu’il aurait inventé le terme de "théâtre guérilla", mais il était avant tout un digger.

 

Peter fondera Planet Drum en 1973, précurseur du bio-régionalisme.

 

"Pas théâtre de rue, la rue est le théâtre. Les parades, les attaques de banques, les incendies et les explosions sonores focalisent l'attention de la rue. La foule est l'assistance de l'évènement. La libération de l'esprit de la foule peut accomplir des réalités sociales. Les émeutes sont une réaction au théâtre de la police. Les jets de bouteiles et les voitures renversées sont les réponses à un spectacle monotone, brutal mécanique, mortel. Les gens envahissent les rues poue exprimer des sentiments publics particuliers et être en communion entre humains. Pour demander "Qu'est-ce qui se passe?"

L'alternative à la mort est des funérailles joyeuses en compagnie des vivants. "

 

Peter Berg "Voyage sans ticket"

 



Par Didier - Publié dans : freakences
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Samedi 25 juin 2011 6 25 /06 /Juin /2011 06:39

 

ali-refuses-induction.jpg

 

 

Muhammad Ali, le 28 avril 1967 avec Martin Luther King

 

Le 20 juin 1967, le boxeur américain et champion du monde poids lourd Mohamed Ali – ex Cassius Clay – était condamné à 5 ans de prison, 10 000$ d’amende et déchu de son titre, pour avoir refusé son incorporation dans l’armée américaine.

 

"Pourquoi me demanderaient-il de mettre un uniforme, de partir à 16 000 kilomètres de chez moi de jeter des bombes et de tirer sur des gens de couleurs au Vietnam alors que les soi disant nègres de Louisville sont traités comme des chiens ?”

 

Le jour de la condamnation de Ali, le congrès US votait la continuation pour 4 ans du service militaire et faisait de l’injure au drapeau un crime fédéral.

En juin 1967, un millier de civils vietnamiens mourrait chaque semaine, une centaine de GIs était tuée chaque jour et la guerre coûtait 2 milliards de dollars par mois.

 

Le geste de Ali a certainement contribué à faire réfléchir l’américain moyen, à l’époque où la majorité de l’opinion publique américaine ne s’opposait pas encore à la guerre.

 

La Cour Suprême américaine a annulé la condamnation en 1971

 

When Muhammad Ali took the weight
Dave Zirin / The Rag Blog / 20/06/2011

Par Didier - Publié dans : freakences
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Samedi 4 juin 2011 6 04 /06 /Juin /2011 07:46

 

Qu’est-ce qui différencie une administration Démocrate d’une administration Républicaine aux Etats-Unis ?

 

Pas la chasse aux dissidences ni les bonnes vieilles méthodes du FBI – défoncer la porte du domicile d’un militant, arme au poing, pendant son sommeil, saccager l’appartement en emportant tout., comme cela est arrivé le 17 mai dernier à Carlos Montes, militant chicano et membre du Committee to Stop FBI Repression

 

Depuis le 24 septembre dernier, plus d’une vingtaine de syndicalistes, de militants contre la guerre, ou d’organisations de soutien internationales, se sont vus cités à comparaître devant un Grand Jury . D’autres sont victimes de harcèlement, parfois sur leurs lieux de travail.

 

mccarthy-fitzgerald-lglsize2.jpg

 

Dans les années 50 et 60, la dissidence américaine était accusée de "communisme", aujourd’hui, elle est soupçonnée de "terrorisme". L’ennemi change, les méthodes restent.

Par Didier - Publié dans : freakences
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