Texte libre


La Seconde Révolution Américaine

Introduction

La contre-culture

Berkeley l'insoumise
Les auditions de l'HUAC. San Fransisco Mai 1960
Le Free Speech Movement
L'invention Berkeley

SDS 1960-1963
Du SLID au SDS
La Déclaration de Port Huron : L'impossible réforme
L'ERAP et le culte du ghetto

SDS 1964-1966

Red Dogs et Dr Strange 1965
Virginia City, Nevada
San Fransisco 1965
La San Francisco Mime Troupe
A Tribute to Dr Strange

San Fransisco 1966 (1)
Le Trips festival 
Le Front de Libération des Artistes
La scène musicale
Hashbury
Les marchands HIP

San Fransisco 1966  (2)
L’Oracle, journal arc-en-ciel. 
THE DIGGERS
Le jour où ils ont rendu l’acide illégal
Free : Libre et gratuit

Austin, Texas
La lutte pour les droits civiques à l'U.T.
La naissance du S.D.S
The Rag
La radicalisation à l’U.T
Le Mouvement pour la liberté à l’université

San Fransisco 1967

Le Vagissement du Nouvel An

Human Be-In, Pow-wow, et Rassemblement des Tribus.

L'amour est communication (company)

Le Cirque Invisible

Et le Cirque de l'Amour.

Célébrez la ville libre

SF 1967 2eme partie

Les Diggers et le Summer of Love

La Mort de Hippy et la Naissance de l'Homme Libre

Le Collectif Ville Libre et les Nouvelles de la Ville Libre

La naissance de Black Bear Ranch


 



Au 03 octobre 2009

4 244  visiteurs se sont égarés sur ce site

et ont lu 12 086  pages



Quelques sites de l'
Autre Amérique



"Les rails underground de ce monde au prochain"


The 60s aren't over;
They won't before over until the Fat Lady gets high !














Et d'ailleurs






Défense de la biodiversité






click here to learn more
Samedi 5 décembre 2009 6 05 12 2009 16:27

Les années soixante furent, peut-être avant tout, des centaines d’initiatives de groupes et d’individus avec pour seul point commun de vouloir transformer radicalement la société américaine.

Freakence Sixties s’est toujours attaché à relater l’histoire avec un h minuscule – mystory is her story is history – plutôt que la grande.


La dernière escale est Seattle, Etat de Washington. La première partie de "Seattle, une chronologie des années soixante" est en ligne.(1961-automne 1968) La deuxième en cours d’écriture.

Seattle décline les ingrédients habituels du radicalisme et de la contre culture avec l’Université d’Etat de Washington, son journal underground Helix, ses mouvements de libération des femmes, ses festivals de musique, ses personnages …

 


.

L’occasion de saluer deux sites remarquables : Le premier HistoryLink.org encyclopédie en ligne sur l’histoire locale de l’état de Washington

Le second The Seattle Civil Rights and Labor History Project de l’Université de Washington


Emeute University District Seattle été 1969
Crédit photo Stan Stapp

 

Par Didier - Publié dans : sixties
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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 12 2009 21:13

Tom Hayden, ancien leader de la Nouvelle Gauche américaine dans les années 1960 et fondateur des "Progressistes pour Obama" durant la dernière campagne électorale exprime son désappointement dans un article paru dans The Nation et repris par The Rag.

 



"L’escalade d’Obama en Afghanistan est la dernière d’une série de déceptions; sa volte-face en acceptant le coup d’état militaire au Honduras a dilapidé la confiance qu’avaient en lui les peuples d’Amérique Latine. Son renflouement de Wall Street laisse les chômeurs, les minorités, les étudiants démunis. Et maintenant l’escalade dans l’impasse Afghane-Pakistanaise qui met en péril son programme domestique, sa base démocrate et peut-être même sa présidence.
La raison de sa décision sont transparente. Satisfaire les généraux en envoyant 30 000 soldats supplémentaires. Satisfaire l’opinion publique et le mouvement pour la paix avec un agenda pour commencer le retrait de ces mêmes soldats, mais sans agenda pour un retrait total. "


Hayden détaille le coût humain et financier :


"Ajouter 30 000 à 35 000 soldats américains portera le bilan des tués US à plus de 1 000 en 2011 en plus des 750 de l’ère Bush. Le nombre des américains blessés augmente plus vite que jamais, 300 décomptés dans les trois derniers mois. Les pertes civiles sont sous-estimées selon la mission des Nations Unies en Afghanistan. Les coûts budgétaires augmentent de 75 milliards de $ annuels et cela pourrait devenir une autre guerre à mille milliards de dollars."


Selon Hayden, il existe une alternative politique à ce conflit : Les talibans en Afghanistan recherchent un compromis sans offrir de refuges à Al Qaeda.

"Il y a aussi la déclaration du 11 octobre dernier par Gulbaddin Hekmatyer du Hezb-I-Islam Afghanistan, un dirigeant moudjahidin et ancien premier ministre dans les années 1990, autrefois financé par la CIA. Jamais publié dans les médias américains, [et sans doute français, ndt] la lettre propose une stratégie de sortie honorable comprenant :

- La relocalisation des troupes occidentales dans les villes afghanes et un agenda pratique et logistique pour leur retrait;

- le transfert du pouvoir à un gouvernement intérimaire indépendant des parties actuellement en conflit;

de nouvelles élections sous le contrôle d’une commission indépendante;

- la libération des prisonniers politiques ;

- le déploiement possible d’une force de maintien de la paix composée de pays islamiques neutres;

et, plus important pour le programme de Obama, le document déclare: ‘Hezb-I-Islami est prêt à discuter le départ de tous les combattants étrangers (non-Afghan, qu’ils appartiennent aux forces occidentales ou engagés avec les moudjahidins ). Nous garantissons aux deux côtés que ni les combattants engagés aux côtés des moudjahidins ni les forces militaires étrangères ne seront autorisées à maintenir ou à créer des bases militaires ou des camps d’entraînements en Afghanistan’."

Malgré cette ouverture politique, les autorités américaines poursuivent leur lubie de "victoire" militaire.

"Le plus obsessionnel dans cette approche, ajoute Hayden, est le fait que l’Afghanistan ne soit plus un refuge pour Al Qaeda, ce qui signifie que les troupes U.S. Combattent des insurgés afghans dans leur propre pays. Mais si votre outil est un marteau, comme on dit, tous les problèmes apparaissent comme des clous"

Plus préoccupant encore,

"La guerre se déplace manifestement vers le Pakistan, un conflit de loin plus clandestin et dangereux menés par les agents secrets américains au sol et par les drones dans le ciel. Les cibles sont de deux ordres (1) éliminer les talibans afghans dans leur enclave de Quetta au lieu de négocier avec eux, et (2) utiliser les conseillers U.S et les drones pour pousser l’armée pakistanaise à la guerre contre les talibans nationaux et les autres insurgés dans les zones tribales , appauvris et non représentés dans les institutions pakistanaises"

Et hayden de conclure :

"Cette approche a provoquée jusqu’à maintenant une nette augmentation d’attaques violentes et d’attentats suicides dans la région. La crainte d’un Pakistan déstabilisé avec un grand nombre d’armes nucléaires pourrait conduire les conseillers de Obama à présenter bientôt au président un scénario plus apocalyptique , si ils ne l’ont déjà fait."

Tom Hayden Obama's Afghanistan escalation:Latest in a string of disappointments


Image : Imperialism (War Economy), Jolan Gross Bettelheim, lithographie, c.1940.


 

Par Didier - Publié dans : freakences
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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 12 2009 20:41

Sans surprise, Barack Obama a annoncé mardi le déploiement accéléré de 30.000 soldats supplémentaires en Afghanistan, assurant que cette escalade serait limitée dans le temps. Le retrait des troupes commencera après .il a 18 mois, soit à partir de juillet 2011. Il a aussi concédé que cet envoi allait alourdir de 30 milliards de dollars la facture de la guerre pour les contribuables.

 



Obama a réfuté toute analogie avec la guerre du Vietnam. L’histoire pourrait bien lui démontrer qu’il a tort.


Comme le Vietnam, l’Afghanistan est gouverné par un régime corrompu. Comme le souligne Ted McLaughlin (1)


"Le Président Karzai a prouvé être un leader corrompu dont la ré-élection a été obtenue grâce à une fraude massive . De plus, son frère est le plus gros producteur et vendeur d’opium du pays"


Comme au Vietnam, le gouvernement n’a aucune légitimité ni soutien du peuple. 30 000 soldats de plus n’y changeront rien. Entrainer davantage de troupes non plus. Le nombre de déserteurs ne cesse de s’élever et pourquoi un soldat afghan se battrait-il ?


Comme au Vietnam, une troupe étrangère ne vaincra pas une guérilla. Cela n’est jamais arrivé dans l’histoire et 30 000 hommes de plus n’y changeront rien . Comme le fait remarquer Ted McLaughlin  :


"Même si les renforts pourraient arrêter une nouvelle avance des Talibans, ils ne sont pas suffisants pour pacifier le zones en dehors des villes (Et je suspecte que les attentats à la bombe continueront dans les villes). La vérité c’est que dès que vous sortez de Kaboul, les gens n"aiment pas ou ne croient pas le gouvernement central....Comme d’habitude, [Obama] a délivré un grand discours; Il prouve être un des meilleurs orateurs du pays. Malheureusement derrière l’excellence rhétorique, peu de choses ont un sens"


Harry Targ (2) se pose la question de savoir pourquoi un homme intelligent comme Obama, qui sait tout cela, s’engage dans ce bourbier:

"La réponse à cette question a ses racines dans la création d’une Economie de Guerre Permanente. L’EGP a été construite durant la deuxième guerre mondiale alors que le gouvernement, les milieux économiques et militaires se mobilisaient pour vaincre les armées fascistes en Europe et en Asie. Alors que les autres pays démobilisaient après la guerre (ou étaient forcés de le faire) les Etats-Unis lancèrent un programme de plusieurs milliards de dollars pour bâtir la plus grande machine de guerre de l’histoire mondiale"

L’EGP est justifiée

"en termes de grands projets et de campagnes ; combattre le communisme, le terrorisme, le trafic de drogues. Ces campagnes sont présentées comme quasiment illimitées dans le temps. Par exemple, Tom Hayden nous a alerté sur la doctrine de la "longue guerre", citant un stratège de la contre-insurrection qui a écrit en 2004 “til existe une prise de conscience croissante que les conflits les plus probables dans les 50 prochaines années seront sous formes de conflits sporadiques sans un ‘Arc d’Instabilité" qui comprend le grand Moyen Orient, des zones d’Afrique, des régions d’Asie Centrale et du Sud."

La notion d’Economie de Guerre Permanente est menacée par la situation de crise économique. Les Etats-Unis doivent créer des emplois, réformer et financer l’accès aux soins, les infrastructures, les transports..... et des économistes (Pollin et Garrett-Peltier encore dernièrement) ont démontré que chaque milliard de dollars dépensé par le gouvernement pour l’éducation créerait au moins trois fois plus d’emplois que les dépenses militaires.


Durant la guerre du Vietnam, le bras de fer entre réformistes et complexe militaro-industriel avait été gagné haut la main par ce dernier. Les projets de L.B Johnson de Grande Société, de Guerre contre la Pauvreté, d’avancées des droits civiques avaient été anéantis par l’escalade de la guerre, comme le seront les projets de réforme de Obama et, en premier lieu, sa réforme de la sécurité sociale.


L’Afghanistan n’est pas le Vietnam mais ceux qui en tirent les ficelles sont les mêmes et poursuivent les mêmes buts.


La France n’est pas les Etats-Unis. Mais qui posera la question de savoir pourquoi des soldats français se battent en Afghanistan ? Pour défendre le régime corrompu de Karzai ? Pour défendre le complexe militaro-industriel américain ?


(1) Ted McLaughlin The War President at West Point:Great speech, bad message

(2) Harry Targ Obama and Afghanistan : The Permanent War Economy

The Rag Blog

 

Par Didier - Publié dans : freakences
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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 12 2009 07:18

Jonah Raskin nous rappelle dans The Rag qu’il y a quarante ans, Fred Hampton, le charismatique leader du Black Panther Party, était assassiné le 4 décembre 1969 avec Mark Clark par la police de Chicago.

 



A quatre heures du matin, au 2337 sur West Monroe, la maison qui abritait neuf Panthers est attaquée par des policiers lourdement armés, y compris d’une mitrailleuse Thompson

Le groupe avait été infiltré par un agent du F.B.I. Au moment de l’attaque, Fred Hampton avait été drogué et n’avait aucun moyen de défendre sa vie. Les policiers avaient en leur possession un plan détaillé de la maison et savait où dormait Hampton. Le crime était minutieusement prémédité.


Les sept Panthers survivants furent accusés de tentative d’assassinats et de coups et blesures aggravées, charges abandonnées plus tard.


Les criminels étaient les hommes de mains d’une organisation gouvernementale menant une guerre secrète contre la Nouvelle Gauche et tous les groupes "dissidents", suivant le programme COINTEPRO élaboré par l’âme maudite de la démocratie américaine, Edgar Hoover, directeur du FBI.


Entre 1968 et 1971, une trentaine de militants du Black Panthers Party seront tués.

Par Didier - Publié dans : freakences
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Dimanche 29 novembre 2009 7 29 11 2009 12:25

La Déclaration de Port Huron adoptée par les Students For a Democratic Sociéty – SDS – en 1962 est un document clef des années soixante aux Etats-Unis sur un plan historique.

 



Ce document volumineux n’a pas , curieusement, de traduction française à ma connaissance. (Merci de me détromper, le cas échéant) et, en tout cas, aucune disponible en ligne. Si vous tapez Déclaration de Port Huron sur un moteur de recherches, peu de pages vous renverront ailleurs que sur Freakence Sixties ou ce blog.


Pourtant, la D.P.H est intéressante encore aujourd’hui à plusieurs titres. En premier lieu, en donnant une photographie de la politique et de la société américaines au début de la décennie, en pleine période de guerre froide.


Ensuite, par des analyses encore actuelles sur les relations en politique et société, sur "l’apathie" ...


La DPH marque aussi le début de l’histoire compliquée du SDS. Et comme tout élément historique, il existe différentes interprétations ou critiques. Freakence Sixties a reproduit l’analyse de Tom Hayden, le principal acteur de la rédaction du texte.dans "New Port Huron Statement" publié par Avalon Publishing Group comme introduction à “The Port Huron Statement : The Visionary Call of the 1960s Revolution” paru à l'automne 2005.


La traduction de la D.P.H et sa mise en disposition en ligne est une tache de longue haleine mais indispensable à la compréhension de ces "sixties" américaines. Je m’y suis donc ré-attelé et les quatre premiers chapitres - Introduction : Ordre du jour pour une génération , Valeurs, les Etudiants, La Société Au-Delà - sont désormais disponibles en intégralité ici et les suivants en cours de traduction


En attendant plus, je vous renvoie au texte intégral américain.


Autres nouveautés :


Un bref historique de la revue Radical America. fondée par Paul Buhle en 1966.

Un petit document qui retrace l’atmosphère du procès des "Huit de Chicago" sous forme d’illustrations réalisées par Verna Saddock extraites d’un livre Verdict! The exclusive picture story of the trial of the Chicago 8. (Third Press 1970)

Un document inédit Digger, Gentleness, offert par Arthur qui complète d’autres documents sur la vision digger de la rue "Les rues appartiennent à ceux qui y vivent " et le life acting

 


Si vous, lectrices et lecteurs égaré(e)s souhaitez être tenu(e)s au courant des nouveautés mensuelles, vous pouvez utiliser l’abonnement désormais disponible à la Newsletter

Par Didier - Publié dans : freakences
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Samedi 28 novembre 2009 6 28 11 2009 09:06

Paul Krassner n’a sans doute pas d’équivalent français dans le domaine de la satire sociale et politique, et sans doute pas d’équivalent du tout.

 



Dans les années soixante, Le mot FUCK, n’était pas prononçable ou imprimable aux Etats-Unis, sinon sous l’appelation "mot de quatre lettres" ou "F***". Quant au communisme, c’était "pour des millions de gens, le nom du mal le plus répugnant imaginable" comme l’écrit Kurt Vonnegut dans la préface de The Winner of the Slow Bicycle Race: The Satirical Writings of Paul Krassner. Le poster Fuck the Communism


"créait un miracle d’ intelligence comprimée aussi admirable pour sa simplicité puissante, selon moi, que le e=mc2 d’Einstein....En réunissant FUCK et COMMUNISM s’opposant dans une même phrase, Krassner n’était pas seulement drôle. Il démontrait combien était grotesque chez un si grand nombre de gens la réaction pavlovienne de peur et d’inquiétude devant ces deux mots "


 

Le poster Disneyland Memorial Orgy réalisé par Wally Wood et paru dans The Realist de mai 1967 s’attaquait au mythe Disney et au puritanisme américain. Krassner s’imaginait la réaction des personnages de Disney après l’annonce de la mort de leur créateur.

 

 

Paul a publié un nouveau livre en mai dernier : In Praise Of Indecency : The Leading Investigative Satirist Sounds Off on Hypocrisy, Censorship and Free Expression Cleis Press Inc mai 2009


The Realist Archives Project

Par Didier - Publié dans : sixties
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Samedi 21 novembre 2009 6 21 11 2009 05:57



C’est la modeste proposition d’Alex Knight, reprise par The Rag


"Hier, Democracy Now! a annoncé que deux importants records avaient été battus en 2009 -- Les profits de Wall Street. (35,7 milliards de $ dans la première moitié de l’année), et le nombre d’américains qui ont faim (50 million). Ces deux tragédies apparemment sans rapport suggèrent immédiatement une solution commune – dépeçons les carcasses bouffies des porcs de Wall St. et servons-les au peuple américains!"


Visitez le blog d’Alex End of Capitalism

Photo by chrisjfry / Flickr.

Par Didier - Publié dans : freakences
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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 11 2009 10:50

Nouvelles du SDS

Le bulletin # 8 (Pdf) du SDS est paru.

 

They Say Cut Back, We Say Fight Back!, - Jeux de mots entre "restriction" (budgétaire) et  "répondre aux coups". Une traduction plus large pourrait être  "Ils disent coûts. Nous disons répondons aux coups"

 

C’est le nom d’une conférence qui s’est tenue à Chicago le 3 octobre dernier, réunissant des syndicalistes, des étudiants et des militants ‘progressistes’ de différents milieux.(syndicats, étudiants, militants de terrain)

 

 

 


Extraits de la résolution adoptée lors de cette conférence:

 

"Attendu que :

 

Nous sommes aujourd’hui au coeur du plus grand déclin économique depuis la Grande Dépression des années 1930. Les riches et les puissants disent que les choses commencent à s’améliorer. Il n’y a pas de reprise pour les salariés . Des millions de maisons sont en cours de saisie. Le chômage augmente. Des coupes budgétaires massives sont effectuées dans les programmes à destinations des plus pauvres et des travailleurs, en même temps que le gouvernement essaie d’équilibrer le budget sur notre dos. Les inégalités augmentent, les catégories opprimées – afro-américains, mexicains, latinos et autres, sont les plus durement touchés par les saisies, le chômage et les coupes budgétaires. Les travailleurs immigrés sont confrontés aux licenciements massifs, aux raids policiers et à la déportation.

 

Attendu que :

 

Les riches saisissent l’opportunité de la crise économique pour attaquer les pauvres et les travailleurs et beaucoup d’entre nous répondent en rendant les coups. Dans les villes à travers le pays des luttes acharnées ont lieu pour arrêter les expulsions et pour demander un gel des saisies. Dans des usines comme Republic Windows and Doors à Chicago d’intenses batailles se déroulent en réponse à leur fermeture. De la Californie à New York, des gens sont descendus dans la rue pour protester contre les coupes budgétaires dans les écoles et les programmes qui servent nos communautés."

 

Des commissions (Protection et extension des services publics, éducation, accès aux soins, droits des immigrés ) ont listé une liste de revendications (entre autres)

 

L’accès à la santé, inscrit dans les droits de l’Homme, pour tous quel que soit son âge, son sexe, sa nationalité, sa race, son statut d’immigré ou sa capacité à payer

 

"...seul un système de couverture santé unique, où le gouvernement rembourse les soins à partir du budget fédéral" est capable de "contrôler les coûts de santé et d’assurer son accès à tous

...Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir, dans les semaines et les mois à venir, jusqu’à et y compris la désobéissance civile, pour démontrer et mettre en cause le rôle de l’industrie de l’assurance dans la corruption du processus politique et l’impossibilité faite à des millions de résidents américains à recevoir les soins qui leur reviennent de plein droit."

 

L’accès à l’éducation

 

"En même temps que les Etats-Unis continuent à renflouer les banques défaillantes avec les milliards de dollars des contribuables, les universités à travers le pays sont en crise. "

….De l’argent pour l’Emploi et l’Education. Pas pour la Guerre et l’Occupation!"

 

Une journée d’action a eut lieu hier, 10 novembre, pour le Droit à l’Education, à laquelle s’est joint notamment le SDS.

 

Le droit des immigrants:

 

des droits pleins et égaux pour tous les travailleurs, quel que soit leur statut d’immigrés.

la réunification des familles

l’arrêt de la construction du mur à la frontière et la fin de la présence militaire.

la fin de la politique d’intervention à l’étranger et un changement de politique étrangère

la légalisation de tous les travailleurs immigrés

 

Par Didier - Publié dans : freakences
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 11 2009 13:40

Exceptionnellement, Freakence change de format. Un peu plus long à lire à l’occasion de la mise en ligne sur Freakence Sixties de A l’attention de tout le personnel militaire édité sous forme de tract en octobre 1965 par le Berkeley Vietnam Day Committee . Vous pouvez aller le lire et revenir ici ensuite.


 


 


To the American friends, improperly encouraged by Thorn to visit this blog, you can find the original version of this pamphlet of the Vietnam Day Committee here.

Of course there is NOTHING to do with the war in Afghanistan, a good war against terrorism. And there is NOTHING to do with the French troops fighting over there .In fact, nobody here knows that French troops are fighting in Afghanistan

But as for the rest, you’ll still need some awful internet translator.

Keep on keeping on...

 

 


 


Aujourd’hui les troupes de l’OTAN défendent la démocratie en luttant contre le terrorisme en Afghanistan , faisant quelques dommages collatéraux dans la population civile, c’est à dire en langage civil, y faisant de nombreuses victimes. Le Pentagone veut plus de troupes, plus de bombes, comme il le voulait au Vietnam. Les procédés sont les mêmes. L’opposition à la guerre, elle, est différente. Aucun jeune français ou américain ne risque d’être appelé comme cela fut le cas lors de la guerre d’Algérie ou du Vietnam. Nous avons tous d’autres chats à fouetter, et en premier lieu, la survie quotidienne pour certains d’entre nous. Et que soutiendrions-nous en Afghanistan. Les talibans ?


Néanmoins, les talibans vont gagner, quel que soit le nombre d’hommes déployés et le tonnage de bombes déversé. Parce que il n’existe face à eux que l’alternative d’un régime corrompu soutenu par les démocraties auto-proclamées. Parce que la solution n’est pas militaire – toute escalade ne nourrirait que davantage le complexe militaro-industriel via les juteux contrats d’armements.

Avez-vous entendu parler dernièrement du peuple afghan ? Savez-vous ce qu’il pense de tout cela ? La parodie d’élection permet-elle de s’en faire une idée ?

Dans les années 70, le retrait des troupes américaines du Vietnam et la chute du gouvernement sud vietnamien devaient entraîner l’apocalypse. Comme si le peuple vietnamien n’avait connu l’apocalypse auparavant. Que pense un ancien combattant américain, ou français, qui se rend au Vietnam aujourd’hui ? Pourquoi s’est-il battu ? Qui lui a menti ?


Comparaison n’est pas raison. Soit. Mais qu’est-ce que l’aveuglement ? Les situations peuvent différer. Mais l’incontournable point commun, c’est que le même système est en cause aujourd’hui, en Irak, en Afghanistan, qu’il y a quelques dizaines d’années dans la péninsule indochinoise, en Algérie et ailleurs.


C’est le même système qui est en cause dans la situation économique, appelée faussement "crise financière"


Nous devons donner un nom à ce système. (We must name that system) disait Paul Potter le 17 avril 1965, lors de la Marche sur Washington pour mettre fin à la guerre du Vietnam.


"Il n’existe pas de plans simples, de schémas ou de trucs à proposer ici. Il n’existe pas de façon simple d’attaquer quelque chose de profondément ancré dans la société. Si les gens de ce pays veulent mettre fin à la guerre du Vietnam et changer les institutions qui en sont la cause, alors les gens de ce pays doivent créer un mouvement social de masse et si cela pouvait se construire autour de la question du Vietnam, alors c’est ce que nous devons faire.

Par mouvement social, j’entends plus que des pétitions et des lettres de protestations , ou des soutiens tacites d’élus dissidents du Congrès; Je veux dire des gens qui veulent changer leur vie, qui veulent défier le système, pour prendre le problème du changement sérieusement.

Par mouvement social, j’entends un effort assez puissant pour faire comprendre au pays que nos problèmes ne sont pas au Vietnam, en Chine, au Brésil, ni dans l’espace ou au fond des océans, mais ici, aux Etats-Unis. Ce que nous devons faire, c’est commencer à construire une société

démocratique et humaine où des Vietnams sont impensables, dans laquelle la vie humaine et l’initiative sont précieuses."


Aujourd’hui, à la différence des années cinquante aux Etats-Unis et sans doute dans le monde occidental, le système n’est plus considéré comme allant de soit.


James Robbins , dans un article d’hier dans The Rag, BBC Poll on Capitalism : Where's the Love?

Sondage de la BBC sur le capitalisme. Où est l’Amour ? Montrait le tableau suivant

 



Est complétement défectueux et un système économique différent est nécessaire.

Connait des problèmes qui peuvent être réglés à travers la régulation et des réformes

Fonctionne bien et une régulation accrue le rendrait moins efficace.


Seulement 11% des personnes sondées pensent que ce système fonctionne et une minorité non négligeable pense qu’un autre système que capitaliste doit être mis en place.


Aujourd’hui, nous il nous faut reconstruire ce mouvement. Peu importe ce qu’il fut et comment il a disparu. Cela appartient désormais à l’Histoire, même si elle est encore à écrire.


Comment construit-on un mouvement ? Par où commence-t'on et avec qui ?


Par Didier - Publié dans : freakences
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 11 2009 09:57

Venu des années soixante et de la résistance à la guerre du Vietnam, le coffeehouse est un endroit où les soldats, leurs familles ainsi que les anciens combattants peuvent échanger, s’informer auprès de conseillers juridiques, et avoir accès à une information alternative à la propagande militaire. Le coffehouse est aussi un lieu culturel, avec des concerts, des films, des débats et autres manifestations.

 

 

 

Under The Hood , Killeen, Texas. est situé à moins d’un mile de Fort Hood, et est la réincarnation de The Oleo Strut durant la guerre du Vietnam. C’est à Fort Hood qu’étaient basés notamment Victor Agosto et Travis Bishop anciens d’Irak qui ont refusé de partir pour l’Afghanistan

Un documentaire sur Under The Hood

 

 

Coffee Strong est situé aux portes de la base militaire de Fort Lewis, la plus grande base de la côte Ouest à Lakewood, état de Washington. Fort Lewis a été un centre national de résistance de Gis contre la guerre d’Irak, comme il l’avait été contre la guerre du Vietnam. Le lieutenant Ehren Watada y a été jugé en février 2007 pour avoir été le premier officier à refuser de servir en Irak.

Coffee Strong fait partie d’un projet plus vaste comprenant GI Voice et GI Radio


Il existe un autre coffehouse près de Fort Drum dans l’état de New York


Ces coffehouses fonctionnent avec le soutien d’organisations locales, comme Code Pink et les Irak Veteran Against the War au Texas.

Par Didier - Publié dans : freakences
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